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Ou : comment appeler un chat « un chat », sans qu’on en voit la queue …

La politique est un monde merveilleux où l’on apprend beaucoup de choses -merveilleuses ou pas- et jusqu’aux subtilités du langage et de sa formulation.

Les « éléments de langage », largement distribués de nos jours, sont de ce point de vue un cas d’école. A ne pas suivre d’ailleurs, car ce sont eux qui a force d’être répétés et entendus en boucle font qu’en écoutant un Ministre ou tant de personnalités politiques, on a envie, selon ses options, soit de fermer le bouton, soit de précipiter le poste de la fenêtre la plus haute de son bâtiment.

« Frauder, c’est voler LES FRANÇAIS » est une des dernières inventions du genre. Même sans le son, on comprend que Marine Le Pen elle-même n’aurait pu trouver mieux. Ce bel exemple d’abêtissement des foules a vu le jour à Bordeaux lors du discours présidentiel et notre ville en portera longtemps la gloire.

C’est ce matin un exemple de formulation journalistique qu’offre notre quotidien régional, en réponse au communiqué des élus socialistes, lui même consécutif à un « tire bouchon » du même S0 laissant craindre la participation du Préfet Stefanini à des réunions de campagne d’Alain Juppé (à voir en page Bordeaux de ce blog). SO écrit « des réunions politiques autour d’Alain Juppé et du Ministre du logement Benoist Apparu », en omettant la présence des 3 directeurs de cabinet de Juppé et l’adjointe réputée suppléante Alexandra Siarri.

Des réunions autour d’Alain Juppé et du Ministre du logement, mais qu’y a-t-il de mal à cela ? Pour quel motif ces élus socialistes « entrent-ils en ébulition » ? C’est de politique du logement qu’il s’agit ! Quel bon Maire que le nötre, qui se préoccupe des 3 années d’attente des Bordelais pour obtenir un logement social et du retard dramatique de notre ville en cette matière.

De l’art et de la manière non pas de cuisiner le poisson, mais de le noyer. Le Préfet n’a même plus à faire ce « démenti cinglant » qu’il me promettait hier, m’appelant moins d’une demie heure après l’envoi de notre communiqué à la rédaction de notre journal.

Alain Anziani a écrit brillamment dans son blog qu’il fallait à chaque candidat à n’importe quelle élection des leçons de philosophie. L’équipement n’est pourtant pas complet. Ajoutons-y l’admirable « Grévisse », une carapace de béton et un sens de l’humour relevant du volontarisme.

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