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L’absence des parlementaires socialistes manifeste leur désaccord

Alain Anziani, Françoise Cartron, Michèle Delaunay, François Deluga, Martine Faure, Pascale Got, Conchita Lacuey, Philippe Madrelle, Philippe Plisson, Alain Rousset et Michel Sainte-Marie n’accueilleront pas le Président de la République lors de sa venue à Bordeaux pour évoquer la question de la fraude sociale.

Ils entendent en effet exprimer leur incompréhension sur les priorités que fixe, au côté d’Alain Juppé, le chef de l’Etat.

La fraude sociale se partage entre la fraude aux prestations et celle aux prélèvements. La première est estimée, selon le rapport parlementaire du député UMP, Dominique Tian, entre 2 et 3 milliards d’euros et la seconde entre 8,4 et 14,6 milliards d’euros.

Dans tous les cas, l’hémorragie la plus lourde pour le budget de l’Etat est l’évasion fiscale estimée à minima à 20 milliards d’euros. Aucun moyen n’est donné aux services fiscaux, ni pour la détecter, ni pour la contrer, et aucune mesure n’a été prise par le gouvernement alors que Nicolas Sarkozy avait « déclaré la guerre » aux paradis fiscaux.

Les parlementaires PS de Gironde entendent ainsi dénoncer, par leur absence, l’évident problème des priorités données par le Chef de l’Etat et le Gouvernement, ciblant la fraude sociale alors qu’ils demeurent inactifs devant l’évasion fiscale. Ils s’inquiètent également du risque de stigmatisation des 99% de bénéficiaires légitimes de minima sociaux ou allocation familiales que porte la dénonciation itérative du Chef de l’Etat et de son Gouvernement.

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