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Nombreux sont les syndicats, les associations et les citoyens à avoir saisi leurs députés pour porter leur craintes et leurs revendications dans le débat sur la réforme des retraites.

Que ce soit sur la pénibilité du travail, l’âge du départ à la retraite, l’emploi des seniors ou encore la retraite des femme, la réforme du gouvernement a soulevé de nombreuses questions touchant à l’équité et au pacte social dans notre pays.

Les députés du groupe Socialiste, Radical et Citoyen, et les Socialistes en général, ont travaillé pendant de longs mois, en concertation avec l’ensemble des partenaires syndicaux, à l’élaboration d’un projet alternatif, prenant en compte la réalité de l’évolution démographique et des finances publiques, tout en étant soucieux de la justice sociale.

C’est sur la base de ce projet que les députés du groupe SRC ont préparé le débat parlementaire, présentant des amendements pour améliorer le texte proposé par le Gouvernement.

En tant que médecin, je me suis particulièrement investie sur la question de la pénibilité au travail : le projet du gouvernement, qui confond scandaleusement pénibilité et invalidité, ne prend en compte que les conséquences, sans s’occuper des causes, et par là-même met à mal 50 ans de progrès médicaux et de données issues de la médecine du travail. En abaissant de 20 à 10% le taux d’invalidité nécessaire pour la prise en compte de la pénibilité, le gouvernement a souhaité faire croire aux Français qu’il était sensible à cette question. Or cette mesure ne touchera que 30000 personnes par an. Qui peut croire que cette mesure est juste, alors que la France compte quelques 7 millions d’ouvriers ?

Pendant les discussions à l’Assemblée, nous nous sommes malheureusement heurtés au mur de la majorité, qui a refusé de débattre, n’acceptant aucune de nos propositions, ni sur la pénibilité, ni sur l’augmentation de la participation du capital au financement des retraites, ni sur la retraite des femmes,….

Le point d’orgue de cette attitude a eu lieu le mercredi 15 septembre, lorsque le Président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a privé les députés de l’opposition de leur droit individuel à expliquer leur vote. En empêchant les représentants du peuple de s’exprimer, c’est aussi les Français que le gouvernement veut bâillonner en tentant d’éviter leur expression dans la rue et la montée des mécontentements qu’une prolongation ou un report du vote auraient pu favoriser.

Malgré ce vote forcé à l’Assemblée, le combat pour une réforme des retraites juste ne s’arrête pas là : la mobilisation persistante des Français en est la preuve. Le texte doit également être débattu au Sénat avant de revenir à l’Assemblée. Les Socialistes continueront à se battre, car cette réforme des retraites décidera de la part du temps travaillé dans la durée de la vie, interroge la vision qu’a notre société de l’âge et engagera les générations à venir.

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