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Alors que dans un mois exactement les 8000 personnes hébergées dans le cadre du dispositif de renforcement hivernal seront renvoyées dans la rue, Michèle Delaunay a interpellé le gouvernement le 1er mars 2011 sur la nécessité de poursuivre leur accompagnement au delà de la limite « légale ».

Cette nécessité est d’ailleurs une obligation au regard de l’article 73 de la loi MOLLE du 25 mars 2009.

A Bordeaux, ce sont ainsi 206 personnes qui seront d’un jour à l’autre rendues à la rue, réduisant à zéro les efforts des associations et des bénévoles pour les accompagner vers l’insertion, le logement et des conditions de vie décentes.

Ces associations se battent aujourd’hui pour pouvoir conserver ouvert le centre Tregey et ses 60 places et ainsi pouvoir poursuivre leur action auprès d’une part au moins de ces précaires.

Une fois encore la réponse du Ministre a été décevante. Celle ci s’abrite en effet sur les effectifs des places d’hébergement hors plan d’urgence. Ces places sont malheureusement occupées et ne peuvent accueillir les hébergés de l’hiver.

Aucun engagement n’a été pris, ni national, ni local. L’idée d’un maintien au moins partiel des places ouvertes, suggéré par l’exemple de Tregey, n’a pas été écoutée.

Ainsi le gouvernement renoue avec la politique à la Ferdinand Lop qui préconisait « l’extinction du paupérisme après dix heures du soir »

Michèle Delaunay dénonce le court termisme de cette attitude

  • qui fait peu de cas des investissements faits au centre Tregey pour accueillir décemment les hébergés et permettre un travail d’insertion ;
  • qui ne prend pas en compte le caractère inacceptable de cette fermeture brutale, d’un jour à l’autre et de la remise à la rue de personnes ayant engagé une relation de confiance avec ceux qui les accueillent ;
  • qui ne prend aucunement en considération l’engagement des associations et de leurs bénévoles, dont le moteur est l’espoir d’une amélioration durable de la situation des personnes en précarité. Il y a malheureusement fort à craindre que celles-ci finissent par se désengager d’une solidarité au coup par coup et sans perspectives.

Nous sommes décidément loin des promesses du candidat Nicolas Sarkozy, qui avait affirmé que d’ici 2009 plus personne ne dormirait sur le trottoir ni ne mourrait de froid.

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