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Dans le train vers Paris. Nous devisons avec mon voisin sur le « départ » de Cavada du modem. Il en était avec Bayrou la figure de prou et avait présidé aux assises du parti démocrate, qui ont abouti à la création du modem.

Triste image que ce ralliement à l’UMP pour cause de candidature. Un fait est remarquable : aucune femme n’a été piégée par ces ralliements, méprisants de l’électorat et de la conscience que l’on peut avoir de soi. On me rétorquera que les femmes sont, en politique, moins nombreuses que les hommes, et que le risque est donc statistiquement moindre.

La statistique n’est sans doute pas tout. Plus de conscience, plus d’engagement. Je le crois et je veux le croire.

Comments 19 comments

  1. 27/11/2007 at 13:37 NR

    Est-ce que ceci voudrait suggérer que les femmes sont moins corruptibles ou, autre interprétation, moins assoiffées de pouvoir ou de gloire? Et si tel était le cas: à quoi serait-ce dû: à l’éducation? à leurs gènes? "Plus de conscience, plus d’engagement": mais non, il y a du blanc et du noir des deux côtés, tout dépend des individus.

    Je n’aurais peut-être pas créé ce lien entre la démarche de Cavada et "les" femmes en politique.

  2. 27/11/2007 at 13:37 NR

    Est-ce que ceci voudrait suggérer que les femmes sont moins corruptibles ou, autre interprétation, moins assoiffées de pouvoir ou de gloire? Et si tel était le cas: à quoi serait-ce dû: à l’éducation? à leurs gènes? "Plus de conscience, plus d’engagement": mais non, il y a du blanc et du noir des deux côtés, tout dépend des individus.

    Je n’aurais peut-être pas créé ce lien entre la démarche de Cavada et "les" femmes en politique.

  3. 27/11/2007 at 14:52 jfpessac

    Le gêne de l’infidélité serait-il seulement masculin ?

    "Les histoires sont pleines d’exemples qui illustrent la fidélité des chiens plutôt que celle des amis." (Alexandre POPE – Poète et philosophe anglais – 1688/1744)

  4. 27/11/2007 at 14:52 jfpessac

    Le gêne de l’infidélité serait-il seulement masculin ?

    "Les histoires sont pleines d’exemples qui illustrent la fidélité des chiens plutôt que celle des amis." (Alexandre POPE – Poète et philosophe anglais – 1688/1744)

  5. 27/11/2007 at 22:50 mine de rien

    Jfpessac, pourquoi ne voir que le caractère sexué de l’engagement des femmes en politique? Cette courte vue sur son billet m’étonne, comme si le contenu de la boîte cranienne et les moeurs de la fidélité physique avaient un lien avec le propos de Michèle: quel réductionnisme sur la gente féminine! Si vous voulez parler de l’inconstance féminine, ça n’est pas la même à laquelle fait allusion Michèle. Et, il faut reconnaître qu’en terme de conscience politique, malgré les contextes historiques, l’usage du nucléaire militaire n’a, à ma connaissance, pas encore incombé à une femme au pouvoir! Et vous savez aussi bien que moi les dégâts causés par un doigt appuyant sur le bouton. Sans parler des essais nucléaires atmosphériques: vous pouvez me citer le nom d’une femme l’ayant déjà fait? Je reconnais que cet exemple est extrême, il n’empêche que je n’arrive pas à comprendre l’alibi qui consiste à s’étonner d’une femme qui s’engage en politique, sous le seul angle qui consiste à stigmatiser la féminité de son être. C’est d’ailleurs sans doute une question de génération, mais je le crois, un faux-problème. Comme si la confusion entre l’objet fusse t-il de désir et l’être ( faut-il préciser humain ? ) à part entière soit concevable pour un engagement digne de ce nom. Et ce, sans pour autant être naïf sur la réalité du terrain, qui n’est d’ailleurs pas constatable dans l’unique sphère de la politique, sous toute forme d’harcèlement, y compris, même, dans les deux sens. Mais enfin, ce glissement du sujet sur l’objet me laisse perplexe. Et, sans pour autant encenser la branche dure des féministes, il n’en demeure pas moins qu’il aura fallu une "2ième" guerre mondiale, et un certain général pour qu’enfin, quelques années après sa fin, les femmes obtiennent le droit de vote ( en France ). Ne trouvez-vous pas un peu regrettable, " en toute conscience ", qu’il ait fallu compter les morts pour y avoir droit ? Et vous vous doutez bien que le "monde" n’a pas commencé dans les années 1940… . C’est vous dire le chemin qui n’a pas encore été parcouru! J’arrête, car je ne veux pas me faire l’avocat des femmes adultères ( quoique ! ), mais tout de même, vous serez au moins d’accord avec moi, pour dire que le centre du langage et de la pensée, n’est pas situé du même côté de la ceinture que le sexe!

  6. 27/11/2007 at 22:50 mine de rien

    Jfpessac, pourquoi ne voir que le caractère sexué de l’engagement des femmes en politique? Cette courte vue sur son billet m’étonne, comme si le contenu de la boîte cranienne et les moeurs de la fidélité physique avaient un lien avec le propos de Michèle: quel réductionnisme sur la gente féminine! Si vous voulez parler de l’inconstance féminine, ça n’est pas la même à laquelle fait allusion Michèle. Et, il faut reconnaître qu’en terme de conscience politique, malgré les contextes historiques, l’usage du nucléaire militaire n’a, à ma connaissance, pas encore incombé à une femme au pouvoir! Et vous savez aussi bien que moi les dégâts causés par un doigt appuyant sur le bouton. Sans parler des essais nucléaires atmosphériques: vous pouvez me citer le nom d’une femme l’ayant déjà fait? Je reconnais que cet exemple est extrême, il n’empêche que je n’arrive pas à comprendre l’alibi qui consiste à s’étonner d’une femme qui s’engage en politique, sous le seul angle qui consiste à stigmatiser la féminité de son être. C’est d’ailleurs sans doute une question de génération, mais je le crois, un faux-problème. Comme si la confusion entre l’objet fusse t-il de désir et l’être ( faut-il préciser humain ? ) à part entière soit concevable pour un engagement digne de ce nom. Et ce, sans pour autant être naïf sur la réalité du terrain, qui n’est d’ailleurs pas constatable dans l’unique sphère de la politique, sous toute forme d’harcèlement, y compris, même, dans les deux sens. Mais enfin, ce glissement du sujet sur l’objet me laisse perplexe. Et, sans pour autant encenser la branche dure des féministes, il n’en demeure pas moins qu’il aura fallu une "2ième" guerre mondiale, et un certain général pour qu’enfin, quelques années après sa fin, les femmes obtiennent le droit de vote ( en France ). Ne trouvez-vous pas un peu regrettable, " en toute conscience ", qu’il ait fallu compter les morts pour y avoir droit ? Et vous vous doutez bien que le "monde" n’a pas commencé dans les années 1940… . C’est vous dire le chemin qui n’a pas encore été parcouru! J’arrête, car je ne veux pas me faire l’avocat des femmes adultères ( quoique ! ), mais tout de même, vous serez au moins d’accord avec moi, pour dire que le centre du langage et de la pensée, n’est pas situé du même côté de la ceinture que le sexe!

  7. 28/11/2007 at 00:48 superpado

    Quand un homme n’aime pas une femme en politique cela donne rarement quelque chose d’intelligent.
    Prenons par exemple "n’ayons pas peur des mots" de ce soir.Au moment ou la discussion était sur les évènements en banlieue, je suis arrivé sur Itélé et philippe Tesson avait la parole.
    Pendant qu’il parlait je me disais "tiens ce soir il parle comme Ségolène Royal cet aprés midi" un véritable copié collé.
    A la fin de son intervention le journaliste Philippe Dana a proposé d’entendre un extrait de cette intervention de Royal.
    Retour sur le plateau, Philippe Dana s’adressant à Tesson "vous avez les bras qui tombent?
    Et Philippe Tesson de répondre "elle dit exactement ce que je viens de dire…c’est vraiment parler pour ne rien dire!"
    La haine ça rend vraiment con!

  8. 28/11/2007 at 00:48 superpado

    Quand un homme n’aime pas une femme en politique cela donne rarement quelque chose d’intelligent.
    Prenons par exemple "n’ayons pas peur des mots" de ce soir.Au moment ou la discussion était sur les évènements en banlieue, je suis arrivé sur Itélé et philippe Tesson avait la parole.
    Pendant qu’il parlait je me disais "tiens ce soir il parle comme Ségolène Royal cet aprés midi" un véritable copié collé.
    A la fin de son intervention le journaliste Philippe Dana a proposé d’entendre un extrait de cette intervention de Royal.
    Retour sur le plateau, Philippe Dana s’adressant à Tesson "vous avez les bras qui tombent?
    Et Philippe Tesson de répondre "elle dit exactement ce que je viens de dire…c’est vraiment parler pour ne rien dire!"
    La haine ça rend vraiment con!

  9. 28/11/2007 at 08:42 Nicolas D

    Je suis tout à fait d’accord avec Mine de rien. Mais je n’aurai pas sa finesse d’analyse.
    Pourquoi ne pas dire en effet et constater que les femmes ont cette constance qui fait défaut aux hommes.
    S’il y a moins de femmes en politique, comme aux sein de Conseil d’Administration ou à des hautes responsabilités c’est aussi parce que les hommes savent très bien les empêcher d’y accèder !

    Ah M. Cavada, le pouvoir vaut bien une petite trahison. Rassurez vous, vous avez déjà été précèdé par des hommes plus à gauche et il semblerait que d’autres vont vous suivre.

  10. 28/11/2007 at 08:42 Nicolas D

    Je suis tout à fait d’accord avec Mine de rien. Mais je n’aurai pas sa finesse d’analyse.
    Pourquoi ne pas dire en effet et constater que les femmes ont cette constance qui fait défaut aux hommes.
    S’il y a moins de femmes en politique, comme aux sein de Conseil d’Administration ou à des hautes responsabilités c’est aussi parce que les hommes savent très bien les empêcher d’y accèder !

    Ah M. Cavada, le pouvoir vaut bien une petite trahison. Rassurez vous, vous avez déjà été précèdé par des hommes plus à gauche et il semblerait que d’autres vont vous suivre.

  11. 28/11/2007 at 09:36 jfpessac

    Loin des propos sexiste que "Mine de rien" a perçu dans mon commentaire je tenais à faire une petite mise au point afin de ne pas passer pour le macho que je ne suis pas (bien au contraire).
    Ma question "le gêne de l’infidélité ne serait-il que masculin" ne visait pas les femmes bien au contraitre.
    Je voulais en fait dire qu’à mon avis l’infidélité politique était le fait des hommes et que les femmes témoignaient d’une plus grande constance. J’aurai été certainement été mieux perçu en disant "le gêne de l’infidélité semble n’être que masculin".
    Quand à autres points développés par "Mine de rien" je suis tout à fait d’accord.
    Le femmes montrent en politique une plus grande persévérance et une pugnacité et souvent une meilleure compréhension des problèmes(n’est ce pas Ségolène, Michèle, ….).
    Je regrette que l’on ne donne pas toute la place qu’elles méritent au sein de nos instances et lors des procédures de désignations de nos candidats …

  12. 28/11/2007 at 09:36 jfpessac

    Loin des propos sexiste que "Mine de rien" a perçu dans mon commentaire je tenais à faire une petite mise au point afin de ne pas passer pour le macho que je ne suis pas (bien au contraire).
    Ma question "le gêne de l’infidélité ne serait-il que masculin" ne visait pas les femmes bien au contraitre.
    Je voulais en fait dire qu’à mon avis l’infidélité politique était le fait des hommes et que les femmes témoignaient d’une plus grande constance. J’aurai été certainement été mieux perçu en disant "le gêne de l’infidélité semble n’être que masculin".
    Quand à autres points développés par "Mine de rien" je suis tout à fait d’accord.
    Le femmes montrent en politique une plus grande persévérance et une pugnacité et souvent une meilleure compréhension des problèmes(n’est ce pas Ségolène, Michèle, ….).
    Je regrette que l’on ne donne pas toute la place qu’elles méritent au sein de nos instances et lors des procédures de désignations de nos candidats …

  13. 28/11/2007 at 14:01 ça suffit

    Vraiment oui, ça suffit, le ton d’autosatisfaction de ce blog. Non, évidemment non, les femmes ne sont ni plus ni moins fidèles que les hommes. Il suffit de regarder ce qu’est l’histoire des couples autour de nous : pour ma part, si je devais faire la statistique, je ne crois pas que je donnerais la palme de la fidélité aux femmes.

    De même elles ne sont ni plus ni moins capables qu’eux d’appréhender la complexité des problèmes que l’action publique doit prendre en compte.

    Il y a beaucoup d’égotisme dans ce blog. Il pêche d’ailleurs comme tous les autres blogs : ce sont des outils pour permettre à des gens qui se ressemblent de se rencontrer et de s’autocongratuler. En aucun cas des lieux de débat.

  14. 28/11/2007 at 14:19 Colette

    ça n’a rien à voir, mais :
    je vous signale, dans le cadre du festival NOVART de Bordeaux, l’opéra "Génitrix", création mondiale du compositeur Laszlo Tihanyi. Je l’ai vu dimanche, c’était la première, il se joue encore ce soir, vendredi et samedi 1er décembre à 20 heures au Grand Théâtre. 05 56 00 85 95 places de 8 à 55 euros.
    Pas très à l’aise au début, je me suis fait haper par cet opéra, j’en suis sortie époustouflée, ayant vécu un très grand moment.

  15. 28/11/2007 at 14:42 mine de rien

    Jfpessac, j’en attendais pas moins de vous. Et, mon commentaire était volontairement, un tantinet "provoc". D’ailleurs j’acquiesce en opinant du chef votre conclusion. Malgré tout, à l’occasion des dernières présidentielles, j’ai été frappé de constater qu’un nombre important de "supporteurs", donc masculins (il doit exister un mot moins impropre), comme "d’opposés" à Ségolène ont motivé leur choix sur la simple base, quasi exclusive parfois, de sa féminité. Les exemples sont nombreux, mais j’évoquerais le propos d’un président de bureau de vote, militaire à la retraite, qui m’a véritablement surpris, par son caractère insolite, et somme toute assez risible, surtout dans le contexte de ce bureau de vote, et le sérieux de la mimique expressive qu’il s’est cru devoir bon d’emprunter, pour me le narrer. Il me dis presque texto, à propos de Ségolène, réduite pour le coup, à sa seule condition de femme, ceci: "supposez que Ségolène présidente ait à aller au Kosovo… Quand c’est Kouchner, ça va, mais une femme… Comment s’y prendrait-elle en cas de miction impérieuse? L’air de dire, vous voyez, "il faut être réaliste", ça n’est pas possible. Je n’avais d’autre choix que de pousser un discret "hum…", et de faire semblant cette fois, d’acquiescer… Pas comme avec vous Jfpessac, où je ne fais pas semblant. Comme l’aurait dit dans sa "minute de monsieur cyclopède", Pierre desproge: "étonnant, non ?"

  16. 28/11/2007 at 14:44 Colette

    à ça suffit

    pas tout à fait d’accord avec vous. Il n’y a pas ici que des points de vue convergents de personnes pensant à peu près la même chose, heureusement. La contradiction, qu’elle soit au sein d’un même groupe – les proches politiques, engagés, de Michèle Delaunay – ou venant de bien plus loin, existe bien. Lorsque j’ai découvert les blogs politiques et leurs commentaires, j’ai parfois été atterrée par le niveau rase-motte de certains, sans parler de la haine qui suintait ici ou là. Ce n’était plus de la discussion, mais de l’invective, de l’insulte crachée, quelque soit la couleur politique. Ce n’est pas le cas ici, et rien ne vous empêche d’argumenter. Vous ne serez je pense pas plus censuré que je ne le suis.
    J’ai hésité, il y a une dizaine de jours, à envoyer un commentaire tel que je l’avais écrit en premier jet, et qui contredisait nettement un propos de M. Delaunay. Ma phrase était un peu brusque. Je l’ai tout de même envoyé, il n’a pas été censuré, je n’ai je crois pas choqué Michèle qui ne m’a pas vouée à la géhenne éternelle. Enfin, pas que je sache.

  17. 28/11/2007 at 14:47 Colette

    à mine de rien, je ne résiste pas :

    ce serait une série américaine : miction impossible !

  18. 28/11/2007 at 16:35 James

    @ ça suffit:
    concernant cette attaque en règle contre les blogs en tant que tels je pense que les blogs correspondent à un besoi de s’exprimer; cela contrarie certains d’une autre génération, mais on n’arrête pas le progrès! (A propos: quel âge avez-vous?)
    Et parmi les blogs que je connais et surtout les blogs bordelais, je dirais que celui-ci est certainement le plus ouvert et le plus intéressant. Et si les commentaires vous agaçent, limitez vous tout simplement à la lecture des billets de Michèle Delaunay qui ne pêchent pas par une "autosatisfaction" excessive…

  19. 28/11/2007 at 17:32 mine de rien

    Meri James de pondérer ainsi les propos de "ça suffit" sur les commentaires aux billets de Michèle, et de montrer l’enrichissement du débat que le blog peut permettre. Alors que tout le monde ne peut pas se permettre d’avoir la disponibilité d’assister aux réunions dans une salle et d’apporter sa pierre à l’édifice, le blog a le mérite de pouvoir offrir un espace de dialogue, autant que faire se peut constructif, du moins dans sa vocation. C’est en partie, ce que Ségolène a su innover et insuffler au débat politique, plutôt que de se cloisonner chez soi devant la télé, et de soliloquer tout seul devant l’écran. Notre société moderne souffre du cloisonnement, sous toute ses formes, et disons le, des dangers de la ghettoïsation: je ne pense pas qu’il faille en rire, au contraire; au sens de : ne pas le prendre au sérieux. Mais les réunions publiques, les forums participatifs, n’ont rien de la connotation "gadget" que l’on a essayé de leur donner. Mais justement, à l’instar des blogs, de tenter de maintenir un fil d’ariane entre les citoyens et "le politique", presque comme dans un débat effectué dans une salle. Je ne trouve pour ma part, rien de d’égotiste à celà, mais encore une fois, bien au contraire. Imaginez un monde sans radio, sans moyen de communication apportés par le progrès, le couvre-feu à la tombée de la nuit… Je me demande, "ça suffit" pourquoi celà vous dérange que d’autres vivent un peu, et de surcroît, au noble service de ses semblables et de la République !

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