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Voter, alors que deux candidats sont menacés de mises en examen ? Voter, alors que la candidate que les sondages portent en tête se nourrit deux fois de l’Europe : en en faisant son fond de commerce électoral mais aussi son tiroir- caisse, comme d’ailleurs tous les partis de l’ultra-droite européenne ?

Voter dans ce désordre, cette incertitude, cette inquiétude ? Voter dans ce désamour de la politique qui touche tous les partis, alors que tous n’en sont pas malades ?
Voter, alors que le parti montant est celui des « Prafistes » (« Plus Rien à Faire, Rien à Foutre ») , selon le mot de Brice Teinturier, directeur de l’IFOP.

Le Conseil Constitutionnel pourrait -à ma connaissance, très loin d’être complète- retarder une élection si un candidat est « empêché ». Il s’agit ici de deux ; deux candidats, et deux élections (présidentielle et législative) qui ne sont désormais pas dissociés. Les conditions ne sont sans doute pas réunies et pourtant, imagine-t-on que l’un des deux candidats en cause puisse être dans moins de deux mois élu Président de la République ?

Imagine-t-on même qu’on puisse voter en responsabilité dans l’attente de la sanction des juges ?

Dire que je suis inquiète est faible. Le jour de gloire que nous promet notre hymne national n’est pas pour les semaines à venir.

Comments 8 comments

  1. 26 février 2017 at 13 h 41 min Klaus Fuchs

    Le scénario de ces élections présidentielles françaises est vraiment hallucinant, surtout pour l’observateur étranger. Comment des candidats en plein chaos judiciaire peuvent rester candidats? Imaginer qu’un des deux sera en deux mois élu président et (à moins que l’immunité mette un arrêt à la justice…) sera mis en examen, voire consécutivement condamné…. Non, la démocratie française ne mérite pas cela.

    • 1 mars 2017 at 8 h 33 min Merkel2

      Möchten Sie kandidieren ???
      wer sonst ?

  2. 28 février 2017 at 17 h 39 min Louis

    Je ne comprends pas votre inquiétude. Jacques Chirac avait été mis en cause avant son élection et a été condamné après ses deux mandats.

  3. 28 février 2017 at 22 h 52 min sympathisant

    Il n’est pas possible de dénier le Droit et de se présenter pour l’issue d’un Droit civique… Si le paradoxe ne fait pas la contradiction, là, les deux font la paire.

    Il n’y que dans les régimes totalitaires, ou encore dans une monarchie de droit divin que la contradiction serait caduque…

  4. 1 mars 2017 at 10 h 33 min Laurent

    @Merkel2: Je ne savais pas que l’allemand était la langue officielle internationale. Personnellement je ne pratique que très bien cette langue officielle, tant parlé (accent londonien pas comme Solal dans Belle du Seigneur d’Albert Cohen) que lu, écrit et écouté. Et modeste avec ça si je compte en plus l’espagnol en plus du français: ça commence à faire pas mal de personnes avec lesquelles communiquer.

    • 7 mars 2017 at 10 h 32 min Merkel2

      ah ah ? et avec qui voudriez vous pratiquer la langue de Goethe si ce n’est avec des germanophones ? entre français ?
      Votre observation dénote en plus un remarquable sens des affaires.
      Gute Nacht

  5. 2 mars 2017 at 9 h 27 min provost

    Voter aussi pour un candidat qui était dans un gouvernement qui a mis le pays au plus bas de la cinquième république!

  6. 2 mars 2017 at 15 h 10 min Michèle Delaunay

    Qu’il soit clair que je n’évoque pas l’abstention du vote, mais le report des dates de scrutin

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