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Grippe aviaire : courrier au Ministre pr la vaccination des canards

Suite à sa rencontre avec le Professeur FLEURY, Chef de service du laboratoire de Virologie et USB ; Chef du pôle de Biologie et Pathologie du CHU de Bordeaux, Michèle DELAUNAY a adressé un courrier à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, l’appelant à l’arrêt du vide sanitaire dans les élevages de canards et d’oies menacés par la grippe aviaire pour privilégier au contraire la vaccination.

Courrier à Monsieur le Ministre : lett Le Foll – grippe aviaire

 

Bilan parlementaire et ministériel 2012-2017

Durant ces cinq derrières années, comme dans les cinq précédentes, Michèle DELAUNAY s’est engagée très concrètement dans des domaines décisifs pour la vie de chacun de nous et sur des sujets d’intérêt général.

Le document ci-après présente, de manière synthétique les points essentiels du bilan de son action durant le mandat qui s’achève : de 2012 à mi-2014 en tant que Ministre déléguée aux Personnes Agées et à l’Autonomie et de mi-2014 à 2017 en tant que députée, membre de la Commission des Affaires Sociales.

Bilan 2012-2017

Droits des femmes : égalité entre les femmes et les hommes, 5 ans d’avancées !

Ce quinquennat a donné lieu à de nombreuses avancées en terme d’égalité femmes-hommes. Récemment, la Délégation aux Droits des Femmes (DDF) a publié (mardi 21 février) son rapport qui en dresse le bilan.

5 priorités ont été définies:

• Parité dans la sphère politique et dans les sphères professionnelle et sociale :
– 50% de femmes dans les Conseils départementaux contre 13% auparavant.
– 16 000 conseillères municipales supplémentaires élues en mars 2014
– Seuil de 30% de femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises.
– Loi du 4 août 2014 instaure l’obligation de 40% de femmes dans les CA des entreprises cotées en 2017.
– La loi relative à la modernisation de notre système de santé permet de garantir l’égal accès des femmes et des hommes aux instances de gouvernance des institutions sanitaires, dont les ARS.

• De nouveaux moyens pour l’égalité professionnelle :
– La loi Rebsamen instaure des accords et plans d’action pour l’égalité professionnelle dans les entreprises.
– Lancement d’une campagne pour faire passer la proportion des métiers mixtes de 12% à 1/3 en 2025.
– Accès au crédit et accompagnement des femmes créatrices grâce au Plan Entrepreneuriat au féminin.
– Meilleure articulation entre vie personnelle et vie professionnelle par des solutions d’accueil des jeunes enfants (objectif création de 275 000 places d’accueil supplémentaires pour les 0-3 ans dont 100 000 places de crèches supplémentaires).

• Lutte résolue contre les violences faites aux femmes :
– Adoption du Plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes fin 2013.
– 1 650 solutions d’hébergement d’urgence supplémentaires pour les femmes victimes de violences créées d’ici 2017.
– Généralisation du “téléphone grand danger” et numéro unique pour les femmes victimes de violences.

– Loi visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel adoptée le 6 avril 2016 avec 4 piliers majeurs :
1. Lutte contre les réseaux de traite et de proxénétisme
2. Parcours de sortie de la prostitution / accompagnement des victimes
3. Renforcement de l’éducation à la sexualité
4. Responsabilisation du client et interdiction d’achat d’actes sexuels

• Nouveaux droits garantis :
– Prise en charge à 100% du forfait IVG
– Accès gratuit et confidentiel à la contraception pour les mineures de 15 à 18 ans.
– Renforcement d’une offre IVG de proximité sur les territoires
– La loi Santé a supprimé le délai de réflexion obligatoire dans le cadre d’une IVG en 2015.
– Loi pénalisant le délit d’entrave à l’IVG sur internet adoptée le 16 février 2016.
– La garantie contre les impayés de pensions alimentaires (GIPA) a été généralisée au 1er avril 2016.
– Allocation de Soutien Familial, qui soutient les mères isolées, est revalorisée d’ici 2018 (de 90€ à 120€)

• Développement de l’éducation à l’égalité filles/garçons : plan pour l’égalité à l’école, lutte contre le sexisme et pour la mixité, renforcement du contrôle du secteur de l’audiovisuel en matière de sexisme.

La Cour des comptes demande de revoir le soutien de l’Etat aux buralistes

PARIS, 8 février 2017 (APMnews) – La politique de santé publique conduit à une baisse de la consommation de tabac, ce qui nécessite que l’Etat réexamine les modalités de son soutien aux buralistes, estime la Cour des comptes dans son rapport annuel rendu public mercredi.

La vente au détail repose pour l’essentiel sur un réseau de 25.492 débits de tabac (fin 2015), dont les tenanciers sont des préposés de l’administration des douanes. Cette organisation structure les relations entre ces commerçants et l’Etat, rappelle la Cour des comptes.

Depuis 2004, « considérant que sa politique de lutte contre le tabagisme aurait un impact sur la vente du tabac dont le prix a fortement augmenté », l’Etat a mis en place de nouvelles aides pour soutenir le revenu des buralistes dans le cadre de « contrats d’avenir » sur 2004-2007, 2008-2011 et 2013-2016, signés avec la Confédération des buralistes.

Alors que la Cour des comptes avait déjà recommandé dans son rapport annuel de 2013 de procéder à une remise en cause de ce troisième contrat, elle constate que ce dernier n’a pas corrigé les défauts qui avaient été relevés.

« Les dispositifs [d’aide au revenu des buralistes] sont toujours nombreux, peu ciblés et insuffisamment contrôlés, alors que les revenus des débitants continuent d’augmenter et que le nombre de d’établissements en difficulté apparaît limité. »

L’évolution des revenus « continue d’être dynamique », favorisée notamment par la hausse du prix de vente du tabac qui se répercute sur le chiffre d’affaires et par l’augmentation du taux de remise nette (le revenu de la vente qui revient au buraliste).

Les magistrats de la rue Cambon pointent le nouveau protocole qu’a conclu l’Etat avec la Confédération des buralistes, le 15 novembre 2016, prévoyant une nouvelle hausse de la remise nette et maintenant les aides financières « sous diverses formes » et ce, « sans attendre d’avoir observé les éventuelles conséquences de la mise en place du paquet neutre sur le revenu des débitants ».

Le nouvel accord est conclu pour cinq ans « sans considération des besoins réels des débits véritablement en difficulté » et il est « inadapté aux évolutions souhaitées ». « La politique de santé publique conduit à la baisse inéluctable de la consommation de tabac et l’objectif principal doit être la reconversion de ces commerces à d’autres activités. »

La Cour regrette aussi que la situation profite d’abord aux débutants de tabac, « au détriment des recettes de l’Etat », et « invite les pouvoirs publics à réfléchir aux modalités d’organisation de la vente au détail du tabac » et « à reconsidérer au plus vite […] les dispositions du protocole d’accord du 15 novembre 2016 ».

Les arguments avancés pour le maintien de cette organisation, notamment la mise en oeuvre de la politique de santé publique et l’interdiction de la vente aux mineurs, sont peu étayés. « Ainsi, aucune donnée n’a pu être fournie sur le nombre de contrôles et éventuellement d’infractions des buralistes au regard de leurs obligations en matière de santé publique. »

La Cour pointe aussi la relation particulière de l’Etat et des buralistes de par leur statut de préposé des Douanes et relève que les dispositifs de soutien sont « élaborés et mis en oeuvre sous l’égide de la seule direction des Douanes du ministère de l’économie et des finances, en lien étroit avec la Confédération des buralistes […], mais en l’absence du ministère de la santé ».

Dans une réponse commune, le ministère de l’économie et des finances et le secrétariat d’Etat chargé du budget défendent l’accord qu’ils ont signé et l’organisation actuelle de la vente au détail du tabac.

Ils estiment notamment que le réseau des buralistes permet d' »assurer une mise en oeuvre efficace des règles de publicité et d’interdiction de ventes aux mineurs » et que « le buraliste est ainsi un acteur de la lutte contre la prévalence tabagique », contrairement aux pays où la vente de tabac se fait dans des distributeurs automatiques.

Quant à la Confédération des buralistes, elle considère notamment que « plus que repenser les modes de commercialisation et de régulation, il conviendrait de repenser les politiques de santé publique au niveau européen (en termes de prix, d’emballage et de prévention) ».