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Des voeux très chaleureux pour une année particulière

Des voeux très chaleureux à l’orée d’une année particulière et je remercie tous ceux qui y ont assisté, majoritairement des citoyens bordelais très divers ce qui montre que notre ville est ouverte au dialogue et à l’échange.

Année particulière en effet et je pense d’abord à l’Europe, malmenée par les menaces de Donald Trump, l’expansionnisme de Vladimir Poutine, le brexit et les positions de la Turquie qui font qu’elle n’est plus en capacité de rejoindre l’Union Européenne. L’Europe ne peut désormais plus compter que sur elle même et nous ne devons jamais oublier qu’elle est pour nous notre meilleure assurance-vie.

Année particulière, est-il besoin de la préciser, pour notre pays à l’orée d’un nouveau quinquennat et de nouveaux mandats législatifs.

Cette rencontre a été l’occasion de résumer mes grands engagements lors du mandat qui s’achève et qui fut pour moi scindé en deux périodes, ministérielle et parlementaire avec des axes forts : la transition démographique, la santé qui est la finalité de toute la démarche écologique et qui est un combat d’égalité, mais aussi le soin, l’hôpital et la sécurité sociale.

Il ne s’agissait pas d’une réunion politique mais d’une occasion de mieux se connaitre et d’échanger des paroles agréables comme le sont les voeux. Ces occasions ne sont pas si fréquentes et veulent dire que nous nous tenons à disposition si les belles choses que nous nous souhaitons ne se réalisaient pas. Les voeux sont d’abord un moment d’amitié et de partage.

Je les renouvelle ici. Que 2017 soit libre de drames et qu’il soit pour chacun de vous l’occasion de bonheur personnel et de réussite professionnelle.

Jour heureux à Bordeaux

Ma journée brusquement illuminée en recevant les voeux d’Alain Juppé. Combien qui, comme moi, voyaient arriver le 31 janvier dans cette attente proche d’être conclue par le calendrier ?

Un mot de sa main, me félicitant de construire chaque jour avec lui « notre grande et belle Métropole ». Il a raison, j’y suis très attentive. Mais jamais, au Conseil de cette Assemblée, il n’ose l’exprimer. Il fait au contraire son bougon, pinaille sur un détail, répond à côté de mes questions. Timidité, rien d’autre je sais et en ressens chaque fois cette émotion de découvrir au plus caché d’un homme, cette fragilité qui nous les rend si chers.

En plus de cette carte, un cadeau. Une place dans les tribunes du virage nord pour le match de rugby UBB/Oyonnax du 5 mars. Décidément, cet homme me connait bien..

Seul point peu conforme aux usages bordelais, il y ajoute le prix de son présent. Douze euros. Je lui pardonne : il sait mieux que tout autre que la valeur des choses réside dans le sentiment qui les anime, non dans leur prix.

Péché véniel. A mon tour, Alain, et avec la même timidité, j’ose vous exprimer mon désir d’être à ce match, non pas à vos côtés bien sûr, mais au moins avec l’espoir de vous y apercevoir et peut-être, de vous toucher la main.

 

Les dimanches de l’Après

On parle toujours de dimanches de l’Avant, jamais de ceux de l’Après. Et pourtant.. Sommes nous devenus meilleurs ? Avons nous changé ? Persisté dans l’une ou l’autre des bonnes résolutions prises à l’arrivée du nouvel an ? Avancé d’un ou plusieurs pas vers les objectifs que nous nous sommes fixés ?

Changé, ça je n’y crois pas. Il n’y a que Sarkozy et Juppé pour nous annoncer régulièrement qu’ils ont changé. Il n’y a que les épreuves qui montrent la mort tout près qui parviennent à modifier le regard que nous portons sur la vie et sur nous-mêmes. Encore n’est-ce peut-être qu’un éclairage nouveau.

Les dimanches de l’Après sont pourtant ceux qui comptent le plus. D’abord parce qu’ils sont nombreux et donc susceptibles d’usure. Avons-nous retrouvé nos habitudes sans nous souvenir seulement qu’il y eut un Avant, quelque chose que l’on pouvait attendre, comme un espoir pour certains, comme une distraction pour d’autres.

Je vis les années nouvelles comme des marches d’escalier. Certaines, oui, sont des marches montantes ou marquent de nouvelles directions. Toutes sont aussi des marches descendantes, mais point n’est besoin d’en donner le détail.

Je fais régulièrement des voeux, étant même un des derniers fossiles à les faire volontiers par écrit. Le mien cette année : que cette marche soit pour vous montante. Et cela, seuls les dimanches d’Après vous le diront.