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Du protocole républicain et de la République elle-même

Nous en avons convenu dernièrement à l’Assemblée avec Régis Debray, plus sourcilleux encore que moi, que le protocole républicain a un sens profond. Régis Debray suggérait même qu’il fût enseigné à l’occasion des cours d’éducation civique et citoyenne dans les écoles. Je suggère pour le moins que cet enseignement concerne aussi les écoles de journalisme, les études de sciences politiques ainsi que la formation de base des élus, petits ou grands, qui en méconnaissent trop souvent et le fond et la forme, ou en ont une lecture locale dont Bordeaux s’est d’ailleurs faite une spécialité.

Dans cette dénomination « protocole républicain », c’est bien sûr d’abord « républicain » qui compte . « Protocole » fleure pour certains esprits chagrins le smoking ou la queue de pie et laisse accroire qu’il s’agit là de préséances à la Mauriac et d’usages d’un autre temps. Point du tout : le protocole républicain est né avec la République et chacun de ses éléments a un sens profond qui vient en concordance avec elle. Des décrets rappellent ou rénovent régulièrement tout ou partie des différents chapitres de cet « ordre républicain ». Ainsi, un décret de .. fixe-t-il l’ordre de préséance national qui a par exemple vu l’introduction en 11ème place du Défenseur des droits. Un autre de 1989 assigne-t-il au Maire les règles d’organisation d’une manifestation publique sur son territoire.

Ce dernier précise alors l’ordre de préséance de telles manifestations dont chaque élément a un sens profond. Les Députés l’emportent d’un fil sur les Sénateurs, pourquoi ? Parce qu’ils sont élus au suffrage universel. Les Députés du territoire l’emportent sur les Députés voisins, alors qu’ils sont tous égaux, parce qu’ils sont sur le territoire qui les a élus. Encore ceci est-il plus une tradition républicaine qu’une règle. Il est séant de l’observer.

Les parlementaires-anciens ministres l’emportent sur leurs congénères parce qu’ils ont représenté l’Etat. Pour la même raison, les Maires anciens Premiers ministres (mais non ses représentants) l’emportent sur leur territoire devant les Parlementaires, alors que les Députés l’emportent d’ordinaire sur le Maire.

Dans tous les cas, c’est l’Etat qui a la position la plus éminente. Il est représenté sur les territoires par le Préfet, qui ne s’efface lui-même que devant un Ministre en éxercice. Personne d’autre. Beaucoup de nos faiseurs de discours oublient cet élément essentiel.

Le respect du protocole républicain, c’est le respect de la République elle-même, des ses institutions comme des citoyens qui la composent. La place du Peuple (et partant du mode d’élection) est prépondérante. Il apprend aussi que mandats et fonctions n’ont de valeur que par eux-mêmes et d’aucune façon pour la notoriété, le prestige, la vanité, la taille, le poids ou la capacité de marcher sur les pieds de ses voisins de celui qui les détient pour un temps. Pas davantage, l’anticipation d’une fonction désirée ne doit influencer cet ordre immuable : un représentant du Maire n’a droit d’être appelé « Monsieur ou Madame le (la) Maire », qu’après son élection par le Conseil Municipal. Seul un Préfet, fût-il sous-Préfet, doit être appelé Monsieur le Préfet quand il représente l’Etat dans une manifestation.

Les prises de parole, lors des manifestations en question, suivent ce même ordre républicain. En aucun cas, les financeurs de quelque réalisation que ce soit, doivent-ils être les seuls admis à s’exprimer. En particulier, le député du territoire, est-il toujours requis à prendre la parole, y compris bien sûr au sein des Mairies de sa circonscription, quoique ne pouvant, par l’essence même de son mandat, compter parmi les financeurs.

Ce protocole est aussi un apprentissage. Je l’ai appris durement parce qu’il a à Bordeaux un caractère monarchique peu en rapport avec l’expérience qu’a de l’Etat le premier édile de la ville, non plus qu’avec son ambition aux plus hautes fonctions. Le delphinat, institué lors de son dernier mandat, n’est l’occasion d’aucune prérogative particulière : le représentant du Maire demeure comme tel, dans sa place comme dans sa dénomination.

Ce protocole, qui apparaît rigide connaît de multiples prolongements et adaptations, en particulier quand des personnalités étrangères sont présentes. Mieux vaut prendre attache du conseiller diplomatique du quai d’Orsay si l’on a à placer autour d’une table un nonce apostolique, un représentant d’Andorre ou un ministre plénipotentiaire de la République du Costa Rica. Si leurs épouses sont présentes, un dilemme nouveau apparaît de plus en plus souvent : la femme du Président de la République prend-elle le pas sur la Première Ministre d’un même pays ?

Le Préfet Jacques Gandouin , dont le fin humour me reste très présent, avait porté au plus haut niveau l’usage du protocole républicain, sachant y introduire la courtoisie et le savoir-vivre à la fois le plus délicat et le plus érudit. N’oublions jamais en tout cas que ce protocole est avant tout un garde-fou pour les grosses têtes et les chevilles enflées. Il rappelle en particulier que ce que la République donne avec mandats et fonctions n’est lié qu’à ceux-ci, ne les précède jamais malgré bien des tentatives et s’interrompt immédiatement avec eux.

 

 

La transgression de Manuel Valls

Le « péril de paix » , utilisé par Manuel Valls dans une de ses dernières expressions publiques, est bel et bien une transgression. Non de la constitution, point non plus une offense à la République, ses principes, ses valeurs et ses lois, mais à l’usage.

Transgresser l’usage n’est pas transgresser la règle et il sera beaucoup pardonné au Premier Ministre. Je dirais même que l’on a besoin de transgression pour faire avancer le débat, défricher le champ des idées et, dans le cas précis, sortir la langue de sa gangue d’habitudes et d’expressions toutes faites.

La langue, en l’occurrence la nôtre, celle dont Camus disait qu’elle était sa Patrie, aurait plus usuellement dit « péril de guerre ». Cette expression n’est pas pour autant banale dans le corpus linguistique des médias, mais sa construction est éprouvée.

Ainsi le français dit « danger de mort », exprimant que la mort peut survenir si l’on n’y prend garde. On conviendra que l’on pourrait, avec la même intention, dire « danger de vie », ce qui revient à manifester la crainte que l’on soit privé de la vie si l’on ne fait pas gaffe.

L’allemand au contraire a la même inclination que Manuel. Je ne parle ni d’Angela, ni du teuton ordinaire, mais de l’usage habituel de la langue allemande. « Lebensgefahr », « danger de vie » exprime ce risque mortel comme le fait le Premier Ministre pour dire que la paix intérieure pourrait ne pas durer autant que les impôts.

Est-ce un signe que Manuel penche décidément pour la social-démocratie à l’allemande ? Faut-il y voir une intention, voire un sous-entendu, que la vraie Gauche et même la Gauche de la vraie Gauche, aurait à dénoncer ?

Aucun commentateur n’a prêté intention à ce glissement progressif du langage. Mélenchon lui-même, féru de beau-et-bien- parler, n’a pas sourcillé.

Quant à moi, je l’avoue, j’éprouve comme une gêne. Peut-être pas une vrai gêne, mais une gêne quand même, pour le moins une interrogation qui devra être éclaircie avant le vote à l’Assemblée.  Je m’interroge, oui, et j’attends, comme chacun de nous en a aujourd’hui le devoir, une réponse.

De la nécessité du bon sens et de la mise en perspective

Simplicité, bon sens et mise en perspective détruisent souvent bien des grandes déclarations. Les buralistes clament et proclament la difficulté de leur situation. C’est le cas pour nombre de buralistes de villages ou de quartiers et je suis la première à vouloir les accompagner pour préparer la sortie (inéluctable) du tabac.

Mais ils ne se situent jamais en comparaison du nombre des autres professions de proximité, lesquelles méritent elles aussi soutien et, si besoin, accompagnement dans une nécessaire évolution. Plusieurs points :

– les revenus : après les pharmaciens, les opticiens et les transports médicaux, ils se situent en 4ème position des commerces de proximité pour le revenu annuel (chiffres publié dans la revue du tabac)

– le nombre de fermetures : les buralistes « revendiquent » 1000 fermetures annuelles. Il ne s’agit aucunement d’un solde, car nombreux sont aussi les regroupements de bureaux et les ouvertures. En comparaison, bouchers, boulangers, cordonniers ont connu (et connaissent encore) une hécatombe au moins aussi importante. Les entend-on ?

– le nombre d’agressions. Certes toujours trop nombreuses, mais qu’en est-il des bijoutiers (et en particulier des petits bijoutiers de quartiers) et même des pharmaciens. Ces professions reçoivent-elles des financements spécifiques de sécurité comme en bénéficient les buralistes ? Non.

Le nombre d’heures de travail des buralistes est important et, par exemple pour les frontaliers, souvent le revenu horaire parait bien faible et c’est pourquoi j’ai proposé une évolution de la fiscalité en faveur de ces « petits buralistes » (précisément pour ceux qui ont moins de 300 000 euros de revenus annuels pour le seul tabac) afin qu’il puisse exercer leur profession de manière décente.

Les aides que reçoivent annuellement les débitants de tabac, en plus de leur revenu lié à la fiscalité, sont égales à la moitié du coût annuel pour le budget de l’Etat de la loi vieillissement que j’ai élaborée : 300 millions d’Euros. La mise en application de la loi vieillissement a été retardée de 2 années pour des raisons financières (elle prendra effet le 1er janvier 2016), les aides aux buralistes n’ont subi aucun retard.

J’en appelle à la sagesse et à la mise en perspective des difficultés ou des aspects positifs des situations de chacun. Simplement, calmement et parce que nous sommes une seule grande communauté.

Pour des cérémonies républicaines

Je crois en un sacré laïc, je crois en sa nécessité et en son pouvoir , et dans la force de ses instruments : la noblesse des lieux, le silence et le recueillement, la musique, la voix humaine et sa parole.

J’y crois parce que cette part de sacré est en chacun de nous, quelquefois même à notre insu, dans la stupéfaction qui nous saisit devant la beauté comme devant l’horreur, en tant de situations intérieures ou extérieures, dont disons-le, l’hôpital n’est pas chiche.

La petite cloche qui résonne chaque matin à 9 h dans la cour intérieure de l’hôpital Saint-André de Bordeaux, en est une sorte de quintessence : quelques instants d’un son modeste dans un décor de cloître où passent des brancards, des blouses blanches, des soignants qui arrivent ou qui partent.. De même « la petite fontaine » du cimetière de Milan, que je n’ai jamais entendue ailleurs que dans une nouvelle sublissime de Buzzati. Chacun a des preuves de ce sacré, qui lui sont personnelles. Regis Debray est de tous celui qui en parle le mieux.

Mais de loin, c’est la mort, l’instant de la mort, qui à la fois produit et exige ce sacré. La mort, cette « aventure horrible et sale » qui ne peut être rachetée ou pardonnée qu’à ce prix. J’écrivais ailleurs que nous ne sommes pas faits pour mourir seuls ; pas non plus pour disparaître au monde seuls.

Tant de personnes qui aujourd’hui choisissent, conformément à leur vie, de n’être pas accompagnées dans leur mort par ce que l’on appelle « les secours de la religion ». Expression un peu lâche mais si vraie, non tant pour le mort, mais pour ses proches.

Je suis désolée de la maigreur, de l’aridité de tant de ces adieux. Quelques personnes dans une salle dont toute forme d’art ou de beauté est exclue, quelques maigres paroles ou pas la moindre, parfois une musique distillée par un appareil d’un autre âge, plus proche d’un transistor des années 50 que du moindre appareil contemporain de qualité.

Ces morts, tous, ont traversé des épreuves, vécu des guerres, des périodes de crises, vaincu des maladies, affronté des séparations et des deuils mais aussi connu des succès, des jours de bonheur, des aventures qui ont changé le cours de leur vie, atteint des sommets, quelle que soit la hauteur de ces sommets. Ils partent sans hommage, quelquefois sans témoins de ces événements multiples qui font une existence.

Nous devons penser, rendre possibles des cérémonies républicaines, mettre à leur disposition des lieux nobles, dignes de ce que représente une vie qui finit. C’est dans cette perspective que j’ai proposé qu’à Bordeaux, le Temple désaffecté des Chartrons puisse avoir entre autres cette destination. Il ne faut jamais négliger le décor de la grandeur et de la spiritualité.

Il ne s’agit bien sûr que des funérailles, mais aussi des parrainages ou baptêmes républicains (de nouveaux nés, de grands enfants ou d’adultes), des mariages civils quand la Mairie de par sa petite taille ou au contraire du nombre des mariages ne suffit pas à les accueillir dans un temps et un local suffisant. Les cérémonies militaires, dans leur perfection et leur brièveté, portent par ailleurs très haut ce que peut atteindre une cérémonie républicaine, je les mets cependant à part de ce billet.

Je ne donnerai pas la recette de ce que peuvent être ces cérémonies républicaines : chacun doit apporter sa sensibilité à les construire. Il en existe déjà, en particulier dans les associations à caractère philosophique. Il en existe aussi d’informelles qu’une famille ou même un seul individu compose en l’honneur de la personne défunte. Mais la République se doit aujourd’hui de proposer un lieu, une trame et de leur donner un sens, celui de réunir et d’honorer chacun de ceux qui la composent.

Rendre au Temple des Chartrons sa place dans le rayonnement de Bordeaux

Oublié depuis trente années, le Temple des Chartrons, bâtiment patrimonial de Bordeaux, doit retrouver toute sa place dans la vie culturelle et spirituelle de notre ville. Le projet présenté au Maire de Bordeaux se situe en parfait respect de la laïcité, laquelle sépare radicalement l’Etat des églises, mais réunit croyants et non croyants, laïcs et religieux de toutes confessions, dans une même liberté de conscience.

Proposition au Maire de Bordeaux

A l’occasion d’un entretien, Michèle DELAUNAY a proposé le 16 février au Maire de Bordeaux, actuel propriétaire des lieux de par son mandat, de rendre au Temple sa noblesse et son attractivité, en renouant avec sa vocation culturelle, spirituelle et sociale.

Après avoir consulté personnellement les responsables des différents cultes et reçu leur assentiment à cette proposition, Michèle DELAUNAY soumet le projet de faire évoluer le Temple des Chartrons en un lieu de spiritualité et de dialogue inter-religieux, dans le plein respect de la laïcité. Pour mémoire, on rappelle que le Maire est également propriétaire des églises de la ville et subvient en partie à leur entretien. On rappelle également que le temple est officiellement désaffecté.

1-Tout d’abord,  la nouvelle définition de ce lieu viendrait concrétiser et amplifier de manière éloquente la démarche de Bordeaux-Partages, qui est unanimement saluée et se situe en parfaite adéquation avec l’esprit de notre ville. L’existence d’un lieu de rencontre, d’échanges, de conférences, de débats, est vivement souhaitée par les acteurs de Bordeaux Partages.

La qualité des lieux, leur noblesse mais aussi leur volume permettront de leur donner une dimension culturelle et spirituelle internationale.

Fidèles et non croyants, laïcs et religieux pourront ainsi mieux se comprendre et progresser dans la connaissance de ce qui les rassemble et fait leurs particularités. Ceci constituera en outre pour les jeunes des « travaux pratiques » complétant l’enseignement du fait religieux dans les établissements scolaires

 

2-Une dimension supplémentaire, celle de lieu de célébration commun, situera Bordeaux à l’avant garde d’une laïcité de dialogue et de concorde. Il matérialiserait un rapprochement interreligieux respectant l’identité de chaque culte mais manifestant que toutes rejettent que l’on puisse tuer, condamner, agresser, injurier au nom d’un dieu.

On propose ainsi que, dans des circonstances particulières nécessitant un lieu empli de solennité et de noblesse où les différents responsables des cultes puissent célébrer ensemble, comme ils le font par exemple dans des cérémonies endeuillant des fidèles des diverses religions (ex : catastrophe de Sharm el-Sheikh).

Les événements douloureux que notre pays vient de traverser (assassinat de l’otage en Algérie, attentats contre l’école juive de Toulouse, contre l’Hyper Casher, contre Charlie Hebdo) ont été l’occasion dans notre ville, de marches interreligieuses et de réunions laïques de haute signification. L’absence d’un « lieu neutre » n’a cependant pas permis de célébration commune où chaque responsable religieux aurait pu conjointement et dans les formes des différents cultes manifester leur convergence dans le rejet de ces événements.

De telles célébrations communes auraient une forte signification pour l’ensemble des fidèles de ces diverses religions, quel que soit leur âge et leur origine.

 

3-Dans cette même perspective, le temple pourra être mis à disposition des familles de Bordelais ou de personnalités extérieures ayant émis le souhait d’une cérémonie républicaine strictement laïque et/ou multi-confessionnelle pour les accompagner à leur mort. Ce type de lieu manque cruellement dans l’ensemble du territoire de notre pays et répond pourtant à une attente fréquemment exprimée.

Bien évidemment, cette démarche ne se réduit pas à des circonstances difficiles ou douloureuses, elle peut être liée à des événements solennels à caractère républicain (conférences de hautes personnalités nationales et étrangères, parrainages républicains), particulièrement en direction de la paix.

Ces exemples et ces orientations constituent un schéma pour la réflexion que chaque culte, comme chacun des citoyens et des élus de notre ville, viendra poursuivre et partager.

La laïcité sépare radicalement l’Etat des Eglises, mais elle a plus que jamais, dans un temps où les religions sont utilisées comme des armes ou des instruments, la mission de rassembler l’ensemble des citoyens.

 

Histoire

Le temple a été construit entre 1832 et 1835 après la Révolution et l’obtention de la liberté de culte. Les fidèles sont alors nombreux et la possibilité de bénéficier d’un fonds de soutien du Gouvernement « afin de procurer de l’ouvrage à la classe ouvrière » emporte la décision de construire un Temple d’envergure, en remplacement de lieux de culte exigus. Le financement est cependant majoritairement privé, issu des « grandes familles protestantes » qui connaissent alors leur âge d’or.

Le temple est achevé et consacré en 1835. La baisse de fréquentation des fidèles, la moindre influence économique et politique des protestants bordelais, font émerger l’idée de s’en séparer. Le Temple est finalement vendu « dans la douleur » par ses propriétaires en 1985 à la Ville de Bordeaux et désaffecté.

Il sert actuellement de dépôt pour les costumes et les décors de l’ONBA, ce qui n’est bien sûr pas en rapport ni avec sa valeur patrimoniale, ni avec sa place dans l’histoire de la ville et dans celle du protestantisme français.

 

Situation

Situé au 10 de la rue Notre Dame dans le quartier des Chartrons et à quelques dizaines de mètres du Cours Xavier Arnozan et des demeures des familles patronymiques du protestantisme bordelais et de leurs anciens lieux de négoce, le Temple des Chartrons fait partie du patrimoine classé de la ville et bénéficie d’un emplacement à la fois central et remarquable. Son intérêt, y compris touristique, est évident.

Après 30 ans d’oubli et d’un usage qui n’est ni à la hauteur de son histoire ni de sa qualité architecturale et de son emplacement au cœur du quartier emblématique de Bordeaux, le Temple des Chartrons doit retrouver sa place dans l’Histoire et la vie bordelaise.

 

Courrier AJ – 16022015