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Aznavour, ce diable d’homme !

A 94 ans, il revenait de donner un concert à Tokyo et il devait partir quelques jours plus tard à Erevan avec Emmanuel Macron, lui qui était « 100% Français, 100% Arménien.

Las, la mort la saisie au matin de ce premier octobre. Nous n’en connaissons pas la raison, mais nous mesurons depuis des années l’exceptionnelle énergie, l’ardeur toujours aussi vivace de Charles Aznavour. D’interviews en concerts, de l’écriture de nouvelles chansons à des prises de position toujours opportunes, le « petit » Charles a résisté depuis sa jeunesse, s’est accroché, à connu des bas, a gravi des hauts… Et s’y est maintenu dans le monde entier.

Ce premier octobre n’était pas un jour ordinaire mais celui de la journée internationale des personnes âgées. Il est plus et mieux qu’aucun autre l’exemple que la longévité est toujours le fruit d’un combat et qu’il faut une grande force pour demeurer soi et se maintenir sans faille « en haut de l’affiche ».

Je tenais à lui rendre cet hommage. Personne n’a fait le lien dans les médias entre son âge et la date de sa mort. A peu de jours près, il aurait pu, comme Molière « mourir en scène ». A peu d’années près, il serait devenu centenaire … et aurait peut être donné un concert. « Ce diable d’homme » était le titre de la dernière chanson qu’il a écrite.