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Augmentation des droits d’inscription à l’Université pr les étudiants non européens

Motion du groupe municipal socialiste pour l’exemption des augmentations de droits d’inscription des étudiants non européens à l’Université 

La ville de Bordeaux a des liens historiques avec les pays francophones et particulièrement avec le continent africain. Ces liens qui se prolongent activement aujourd’hui par l’accueil et la formation de très nombreux étudiants africains, comme ce fut le cas jusqu’en 2011à l’école de santé navale.

Ce sont principalement aujourd’hui l’université de Bordeaux et l’institut de santé publique et de développement de Bordeaux (ISPED) qui poursuivent et développent cette tradition. La formation des étudiants puis leurs liens avec ces structures après leur retour dans leur pays constituent un ciment fort entre ces pays et la capitale aquitaine. Ces partenariats sont également très bénéfiques au maintien d’une francophonie vivante comme dans la diffusion d’une littérature scientifique de langue française. A titre d’exemple deux ministres de la santé, ayant fait leurs études à l’ISPED sont actuellement en poste dans leurs pays respectifs et plusieurs occupent des postes de professeur des universités.

Le  Gouvernement vient de décider d’une augmentation majeure des droits d’inscription dans les universités françaises pour les étudiants non européens :

-2770 euros au lieu de 270 pour chacune des trois années visant à la délivrance du diplôme de licence

3770 euros au lieu de 243 pour la délivrance du diplôme de master

Cette mesure a un caractère fortement discriminatoire pour les étudiants de nombre de ces pays , qui ne disposent, non plus que leurs pays, de moyens financiers adaptés.

Rappelons à titre d’exemple que les étudiants africains reprèsentent 45% des étudiants étrangers en France. La sélection par l’argent qui leur serait opposés est contraire aux intérets de leurs pays comme du nôtre, à la tradition républicaine de la France, au code de l’éducation* ainsi qu’au partenariat de notre pays avec les pays de la francophonie.

Au titre de ces contradictions, La motion du Conseil municipal adressée ce jour au Gouvernement a pour objet de lui demander, par la voie de Mme la Ministre des universités, d’exempter les étudiants francophones, voire l’ensemble des étudiants étrangers, de l’augmentation prévue des droits d’inscription à l’université.

* les missions du service public universitaire  définies par l’article L. 123-2 du Code de l’éducation, alineas 3 et 3 bisdisposent que le service public de l’enseignement supérieur contribue « à la lutte contre les discriminations, à la réduction des inégalités sociales » et « à la construction d’une société inclusive. A cette fin, il veille à favoriser l’inclusion des individus, sans distinction d’origine (et) de milieu social (…) ».