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Chers vieux

Vous, je sais pas, mais moi, j’en suis sûre. J’ai reçu personnellement un courrier du Maire de Bordeaux, à mon adresse d’inscription sur les listes électorales.

Ce courrier fort civil au demeurant, je dirais presque cordial, me saluait pour mon âge et me proposait à ce titre de retirer en la Mairie de notre ville mon « pass senior ».

J’ai pensé d’abord qu’Alain Juppé saluait ainsi mon action ministérielle et mon engagement pour cette belle cause de l’âge. Las, il n’en était rien puisque tous mes proches et amis, nés avant 1948 avaient eux  aussi reçu un courrier personnel strictement identique.

Incrédule, je poursuivai mes investigations et j’allai de surprise en étonnement à découvrir que c’est bien l’ensemble des Bordelais de plus de 65 ans qui ont reçu un courrier timbré leur étant personnellement adressé.

Ce qui fait un total appréciable de 11 122 courriers. Je me suis tout d’abord réjouie qu’un nombre aussi élevé des ressortissants de mon Ministère habitent notre belle ville et soient en bons citoyens inscrits sur les listes électorales; pour autant, j’en suis venue peu après à regretter que notre pays n’ait plus la chance d’avoir un Ministre des postes : celui-ci se serait réjoui de l’apport substantiel et répété du Maire de Bordeaux à son budget.

 

« Bayrou n’est pas un socialiste »

« Je connais Bayrou, ce n’est pas un socialiste ». Juppé avait raison : si Bayrou était socialiste, il serait au PS.
Mais c’est un homme libre « non empêtré dans les contingences locales et les liens avec les exécutifs » (Philippe Ménard Modem).
Et surtout il refuse de cautionner le discours FN de l’ump et de ses responsables dans cette campagne.

Lui, Président

Euphorie sur le terrain ce matin. Presque trop. Les grincheux s’étaient sans doute cachés. Nous étions pourtant dans une rue où l’on compte d’ordinaire plus de figues que de raisins et où l’accueil à François Hollande est, disons, mesuré.

Il faisait beau, c’était sans doute ça. Une paroissienne -comme on disait autrefois- m’a hélée d’un trottoir à l’autre

– C’était bien, très bien. Bravo ! Continuez !

Un peu plus et je me suis sentie un instant la débattrice d’hier. Derrière une porte, une mine un instant triste comme un jour sans pain s’éclaire d’un coup :

– On va gagner ! Tenez bon ! Du courage !

Les mots exacts de François Hollande à Cenon quand il racontait tous les encouragements qu’il reçoit à tous moments. Le plus drôle étant « surtout, allez jusqu’au bout. Je ne crois pas que François ait eu jamais l’intention de s’arrêter à mi chemin.Pour tout dire, moi non plus, à qui l’on dit souvent les mêmes mots.

Retour chez moi. Une élégante de mon âge, très « champ de Mars », risque un « Soyez assurée que nous vous suivons ! »

La formule est plus ambigüe. Suivre, sûrement, mais jusqu’à quel bout ?

Ne boudons pas notre plaisir. On colle, on tracte, on porte-à-porte jusqu’à demain minuit.

Et 48 h après, on recommence !

 

Réunion d’appartement – quartier d’Ornano

 

Michèle Delaunay poursuit activement ses activités de campagne dans Bordeaux  pour rendre compte de ses activités de députée de la Gironde depuis cinq ans, faire valoir la candidature de François Hollande, et répondre aux interrogations des Bordelais sur les semaines à venir. Elle a animé ce mardi 17 février une réunion d’appartement quartier d’Ornano (au domicile du Président de son Comité de soutien, Bertrand Bloch.

Discussion animée et beaucoup de  questions en rapport avec l’école et l’éducation, le rôle des banques et la volonté de ceux qui y travaillent de faire reconnaître leur implication dans les efforts pour le pays, l’entreprise et l’apprentissage, le droit à la santé et  l’accès aux soins. Une occasion dans une ambiance chaleureuse, de débattre et faire connaître les enjeux locaux et nationaux de la politique de  François Hollande et de mieux faire connaître ceux qui auront à porter localement son action.

 

Un club très fermé

Au plus fort de la Fatouah qui a condamné Salman Rushdie à mort pour avoir écrit « Les versets sataniques », un groupe d’honorables parlementaires britanniques a créé un club de ceux qui avaient dépassé la page 12 de ce gros volume. Signalons tout de suite qu’il est encore temps de s’y inscrire et qu’on y recevra bon accueil car il n’y eut jamais ni précipitation, ni excès d’affluence à le rejoindre.

Forte de cet antécédent, j’ai proposé sur les réseaux sociaux de former un groupe de ceux qui auront lu in extenso et jusqu’à la dernière ligne les 33 pages de la Lettre de Sarkozy, qui sert à la fois de programme et de bilan à sa campagne.

Là, comme auprès des parlementaires londoniens, n’hésitez pas à rejoindre les valeureux lecteurs qui se seront dénoncés. Pénurie est pour l’instant marraine de ce groupe beaucoup plus que pléthore.

C’est pourtant un exercice intéressant. Fautes d’orthographe, verbosité, répétitions, abus du « je », font à tout correcteur de dissertation en classe de 3ème un corpus d’annotations capable d’en remplir marges, pieds et hauts de pages.

Je comptais sur les Ministres pour s’extasier, soutenir, émailler de leur propre rhétorique, ce beau texte. En vain jusqu’à cette heure. Tous se sont précipités pour dénoncer le programme de Hollande, son coût, son danger, voire son péril et le dernier billet du blog de notre premier édile mérite à ce propos signalement. Très bel exemple d’un exercice de commande sur lequel on traine à chaque ligne. Gageons qu’il sera promptement complété d’un panégyrique dicté par le cœur sur la lettre du présidentiel sortant.

Mais peut-être, lui non plus, n’en a-t-il pas encore achevé la lecture.