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Vide sanitaire : un drame pour les petits éleveurs de canards

Je suis atterrée du deuxième vide sanitaire imposé aux éleveurs des Landes, alors que la vaccination des canards contre la grippe aviaire est possible et efficace
C’est un drame pour les petits producteurs, c’est au contraire une chance assez macabre pour les gros producteurs qui se fournissent massivement à l’étranger et vont étrangler la production traditionnelle locale.
Je tiens mes informations sur la vaccination de notre prestigieux laboratoire de virologie du Chu De Bordeaux et j’ai écrit au ministre de l’agriculture pour l’informer des données scientifiques qui m’ont été communiquées et plaider pour un essai de vaccination de masse.
C’est un enjeu majeur pour ceux qui comme moi soutiennent la production locale, artisanale et traditionnelle. Malheureusement le sujet reste tu, y compris par ceux qui se disent engagés dans la promotion des circuits courts et d’un élevage de qualité.

 

voir aussi ma lettre au ministre stephane le foll en date du 28 mars sur la  page « assemblée de ce blog »

A Bordeaux, la « longévité heureuse » tarde un peu…

J’ai proposé, à l’occasion de la présentation du « plan piscines métropolitain » qui permettra de rattraper l’immense retard de la ville de Bordeaux en cet équipement majeur (4 piscines à Bordeaux !), qu’une ville de la métropole au moins s’empare de l’idée de chauffer une matinée par semaine une piscine à 3 degrés supplémentaires afin que les âgés aient plus de facilité à s’y plonger et à nager ou y pratiquer la gym aquatique.

La natation est un sport parfaitement équilibré et bénéfique pour les seniors car il ne met pas leurs articulations à la peine. De même la gym aquatique qui, grâce au vieil Archimède et à sa « poussée » facilite la mobilisation.

La réserve que beaucoup m’exposent est la sensation de froid qu’ils ressentent en entrant dans l’eau, laquelle perdure pendant le bain et en raccourcit la durée. La solution est simple. Les âgés étant le plus souvent retraités ils peuvent bénéficier de plages horaires ne correspondant pas aux moments de plus grande affluence.

Vincent Feltesse, dans ma période de Ministre, m’avait adresse des images des équipements sportifs japonais à destination des seniors, particulièrement nombreux dans ce pays. Tout y est conçu pour les inciter à plus d’activité physique et donc.. à améliorer encore leur longévité. Il a renchéri sur ma proposition, simple, assez peu coûteuse et très  efficiente.

J’avais fait il y a quelques années cette proposition au Maire de Bordeaux dans le cadre de mes « propositions mensuelles pour le bien être des Bordelais ». Il n’avait pas donné suite comme le plus souvent, malgré le caractère purement positif et non « politique » de chaque proposition. Mon espoir est aujourd’hui qu’une ville limitrophe de la métropole s’empare de l’idée et s’inscrive ainsi dans la dynamique « Ville amie des Ainés » qui est inscrite dans la partie programmatique de la loi d’adaptation de la société que j’ai eu l’honneur d’élaborer et que notre Maire tarde un peu à lire et à mettre en oeuvre pour le bien des 55000 Bordelais de plus de 60 ans .

Après l’ « identité heureuse », je plaide à Bordeaux, comme partout « la longévité heureuse »

Des voeux très chaleureux pour une année particulière

Des voeux très chaleureux à l’orée d’une année particulière et je remercie tous ceux qui y ont assisté, majoritairement des citoyens bordelais très divers ce qui montre que notre ville est ouverte au dialogue et à l’échange.

Année particulière en effet et je pense d’abord à l’Europe, malmenée par les menaces de Donald Trump, l’expansionnisme de Vladimir Poutine, le brexit et les positions de la Turquie qui font qu’elle n’est plus en capacité de rejoindre l’Union Européenne. L’Europe ne peut désormais plus compter que sur elle même et nous ne devons jamais oublier qu’elle est pour nous notre meilleure assurance-vie.

Année particulière, est-il besoin de la préciser, pour notre pays à l’orée d’un nouveau quinquennat et de nouveaux mandats législatifs.

Cette rencontre a été l’occasion de résumer mes grands engagements lors du mandat qui s’achève et qui fut pour moi scindé en deux périodes, ministérielle et parlementaire avec des axes forts : la transition démographique, la santé qui est la finalité de toute la démarche écologique et qui est un combat d’égalité, mais aussi le soin, l’hôpital et la sécurité sociale.

Il ne s’agissait pas d’une réunion politique mais d’une occasion de mieux se connaitre et d’échanger des paroles agréables comme le sont les voeux. Ces occasions ne sont pas si fréquentes et veulent dire que nous nous tenons à disposition si les belles choses que nous nous souhaitons ne se réalisaient pas. Les voeux sont d’abord un moment d’amitié et de partage.

Je les renouvelle ici. Que 2017 soit libre de drames et qu’il soit pour chacun de vous l’occasion de bonheur personnel et de réussite professionnelle.

La parité a petite mine dans les rues de Bordeaux

Moins de 10% de noms féminins dans les rues de Bordeaux. Mon légitime orgueil de Bordelaise s’en est une fois encore ému lors du dernier Conseil municipal et j’ai remis à Jean Louis David, en charge de la commission biographie une liste de noms de toutes époques et, on en conviendra de toutes sensibilités politiques, pour remédier à ce regrettable état de fait. Je remercie au passage mes maîtres en histoire bordelaise et girondine, Anne-Marie Cocula, Michel Suffran et Severine Pacteau de Luze de m’avoir suggéré des noms auxquels ne n’avais pas pensé ou fourni des notes sur certaines trop peu documentées dans les manuels

Mes propositions sont donc celles-ci, sans ordre ni préférentiel, ni chronologique

  • Monique Gouzik-Lapeyre qui a fait un legs majeur au Secours Populaire
  • Simone Noailles, adjointe de Jacques Chaban Delmas, dont le nom manque inexplicablement au quartier du Grand Parc
  • Georgette Plana, chanteuse et actrice
  • Paulette Merval, chanteuse d’opérettMarceline Desbordes-Valmore, poète
  • Marie Le Jars de Gournay, écrivain et fille spirituelle de Montaigne
  • Claire Mauriac, mère de François Mauriac
  • Jeanne de Lartigue, épouse de Montesquieu
  • Jeanne de Lestonnac, religieuse béatifiée, nièce de Michel de Montaigne
  • Gilberte Martin-Méry, Conservateur en chef du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux (1951-1985)
  • Arlette Higounet-Nadal, historienne et première femme élue à l’Académie Nationale des Sciences, des Belles Lettres et Arts de Bordeaux
  • Alice Delaunay, députée à l’Assemblée constituante et inspectrice générale de l’Education où elle a introduit l’apprentissage précoce d’une langue étrangère
  • Philippine de Rothschild, viticultrice
  • Manon Roland, égérie des Girondins et femme de Jean-Marie Roland de la Platière
  • Thérèse Bouquey, épouse d’Elie Guadet et guillotinée pour avoir caché les Girondins dans la période de l’emballement de la terreur. Je l’avoue, pour l’oubli où elle est tenue au regard de son héroïsme, elle compte parmi mes préférée
  • Maréchale Moreau, femme du Général de la Révolution Jean-Victor Moreau
  • Marguerite Eberentz, résistante, morte à Dachau

J’ajoute deux noms, sans lien avec Bordeaux, mais que notre ville s’honorerait de célébrer :

  • Sophiz Scholl, jeune étudiante allemande, décapitée pour résistance au nazisme
  • Rosa Parks, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis

Amies bordelaises (et au delà), à vos souvenirs, à vos livres, élargissons la liste et donnons à notre ville cette élégance de célébrer les femmes à l’égal des hommes. Peut-être même arriverons-nous un jour à convaincre la municipalité de donner à la « Place des Grands Hommes », l’heureux contre-point d’une « Place des femmes illustres ».

Par une mansuétude particulière, les messieurs sont acceptés à concourir pour enrichir nos propositions.

 

Métropole : ne pas se tromper d’enjeu

Des deux questions issues de mon patrimoine auvergnat « Combien ça coûte et à quoi ça sert ? », ne  nous a été posée ce vendredi 2 décembre, lors du dernier Conseil de Métropole à Bordeaux, que la première : « Combien ça coûte et à qui ? »

Question importante dans les temps difficiles que nous vivons, mais qui, détachée de la seconde, n’est que pingritude et défense d’intérêts locaux. « A quoi ça sert ? », ou plutôt « à quoi ça doit servir, une Métropole ? »,  personne n’a seulement abordé le sujet.

Il y a la réponse décalquée du « combien ça coûte ? » qui est : « ça sert à coûter moins cher ». Par la mutualisation (et au passage la réduction) des services et des équipements, ça sert à faire payer à l’ensemble des habitants de la métropole, des équipements répartis plus ou moins équitablement sur l’ensemble du territoire métropolitain. Par derrière, se dessine une autre question : est-il bien raisonnable de faire payer aux habitants de Cenon (1300 euros de niveau de vie moyen) les équipements (en l’occurrence le Grand Stade) que Bordeaux, la ville la plus riche (1750 euros de niveau de vie moyen), a eu l’imprudence de décider pour des raisons de prestige ?

Notre réponse a été « non », ce n’est pas raisonnable, d’autant que le transfert du Grand Stade à la Métropole s’est fait en calculant avantageusement pour notre ville, la compensation des coûts qui allaient avec, comme l’a démontré le grand argentier de notre groupe, Matthieu Rouveyre. La culpabilité en revient au fait que le Président de la Métropole est aussi Maire de Bordeaux, et que les élus métropolitains sont désignés au prorata des majorités dans chaque ville mais non au suffrage universel.

Mais je veux aller plus loin, ce que j’illustrerai d’un autre exemple parmi ces transferts. Pour moi, la finalité d’une Métropole est de répartir les équipements de prestige, susceptibles de mobiliser autour d’eux fierté et dynamique positive, entre les différents quartiers et communes de son territoire et de réduire ainsi les fractures entre communes pauvres et riches, comme entre quartiers défavorisés et quartiers nantis. Qui a seulement pensé à évoquer cette question, seule capable d’éviter ghettoïsation et révoltes des laissés-pour-compte ?

C’est ce qu’avait fait Jacques Chaban Delmas en installant dans un quartier à plus de 80% d’habitat social (le Grand Parc), une piscine olympique ouverte aux compétitions internationales. Cette piscine qui a vu la victoire du Bordelais Jean Boiteux aux championnats du monde de 1952, était l’emblème de ce quartier. Sur la célèbre place Tourny, au coeur de Bordeaux, un panneau a indiqué pendant des décennies « Quartier du Grand Parc » et au dessous « Piscine olympique ». Il chauffait le coeur de tous les habitants du nord de Bordeaux.

Qu’a fait le Maire suivant, Alain Juppé, après 15 ans de mandat où cette piscine est demeurée fermée ? Il a réduit de près de 55% la surface de baignade ! Adieu trophées, adieu articles de presse à l’occasion de chaque compétition : la Grand Parc a perdu son identité sportive et une part importante de son attractivité pour les Bordelais qui allaient y nager.

Cette monumentale erreur n’a pas empêché de justifier à grand renfort de paroles verbales lors du Conseil du 2 décembre, l’intérêt d’un équipement olympique dans la métropole. Ce qui est totalement légitime, mais justement, nous l’avions ! Que n’a -t- on conservé celui qui existait et qui était situé précisément dans un vaste quartier où il drainait à la fois énergies locales et fierté, et où il était moniteur de mixité sociale !

Le futur nouveau « stade nautique » à dimension olympique, aujourd’hui purement sur papier, sera situé à Mérignac, ville dynamique qui en rien ne démérite pour qu’y soit localisé ce flambeau du sport métropolitain. Mais quelle faute historique, sociale et financière, de n’avoir conservé en 2007, comme cela était parfaitement possible au prix d’une réhabilitation beaucoup moins coûteuse qu’une création et surtout socialement beaucoup plus utile, la dimension olympique et donc métropolitaine du quartier du Grand Parc ?

Réfléchissons au sens des Métropoles, ces territoires favorisés en eux-mêmes : l’enjeu décisif est pour elles un enjeu d’équilibre entre les territoires qui les composent, tournant radicalement le dos aux ghettoïsations des quartiers à population fragile en y implantant des équipements de prestige autour desquels ils puissent trouver une identité nouvelle.