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Un candidat sérieux

J’ai plus qu’au-delà de par-dessus la tête de lire ou d’entendre à Bordeaux, que la gauche ne dispose par de « candidat sérieux » pour affronter la droite aux prochaines municipales de 2020. Ce 20 février encore  dans un article de @sudouest (non encore en ligne) qui m’avait été présenté comme un « état du PS bordelais », sinon je n’y aurais pas répondu, comme j’ai décidé désormais de le faire quand il s’agit de parler de Juppé ou de Calmels à droite, de Vincent Feltesse ou de tout autre de mes amis à gauche. Mais là n’est que l’accessoire.

Qu’est-ce qu’un « candidat sérieux ». C’est très simple : c’est un candidat qui a des chances d’être élu, dans les circonstances du moment, avec le « bagage » qui est le sien (dans le cas: sa capacité d’affronter la difficulté des scrutins et, avec cette expérience, de l’emporter ), son adéquation aux attentes des électeurs et au terrain concerné.

Est-ce aux médias de décerner ce brevet ? Radicalement non. Deux sont légitimes au contraire à le faire : l’avis de ces électeurs, le « ressenti » qui est le leur , le vote du parti de l’éventuel candidat.

Je ne suis aucunement « une femme d’appareil ». Trop le sont, hommes ou femmes bien évidemment. Mais je crois en la démocratie d’un parti. Il faut pour être désigné et porter l’étiquette de quelque parti que ce soit, bénéficier du vote des militants de ce parti. Pour la négation de ce passage obligé, je me suis exprimée contre la distribution de fiefs et de titres à laquelle s’est adonné Alain Juppé en désignant sa successeure à la Mairie et les candidats aux deux circonscriptions recouvrant l’essentiel de la ville de Bordeaux.

Concernant l’élection municipale de 2020 à Bordeaux, et ma propre éventuelle candidature, j’ai toujours exprimé que ce n’était pas mon objet car je pensais qu’il fallait avoir l’objectif de deux mandats pour se porter candidat à tout scrutin municipal, les réalisations projetées demandant un temps souvent supérieur à 5 ans.

Alain Juppé, je l’avoue, de dix-huit mois mon ainé, m’a appris que je devais mieux appliquer ce que j’ai professé avec beaucoup de foi dans les deux années de mon Ministère. Hors impondérables (et le risque de ceux-ci augmente avec les années), l’âge ne doit être jamais une barrière, moins encore un sujet de discrimination.

Concernant la politique, je crois profondément qu’elle doit reproduire les équilibres de la société. Dans ce domaine plus que dans d’autres, l’âgisme (la glorification des jeunes comme universels modèles et solutions) est une stupidité. En politique, les jeunes ont toute leur place mais en aucun cas ils ne doivent avoir toute la place et y faire la totalité de leur carrière, au risque d’ en dépendre et de voir leurs belles idées s’affadir devant la nécessité de durer.

Aujourd’hui, fortement, clairement, SERIEUSEMENT, j’exprime que si je juge en avoir la force et l’envie, que si je pense comme aujourd’hui être une candidate sérieuse, ayant des chances sérieuses elles aussi de pouvoir réaliser ce sur quoi je m’engagerai, je serai candidate en 2020 à l’élection municipale de Bordeaux.