m

Voter ?

Voter, alors que deux candidats sont sous le coup de mises en examen ? Voter, alors que la candidate que les sondages portent en tête se nourrit deux fois de l’Europe : en en faisant son fond de commerce électoral mais aussi son tiroir- caisse comme d’ailleurs tous les partis de l’ultra-droite européenne ?

Voter dans ce désordre, cette incertitude, cette inquiétude ? Voter dans ce désamour de la politique qui touche tous les partis, alors que tous n’en sont pas malades ?
Voter, alors que le parti montant est celui des « Prafistes » (« Plus Rien à Faire, Rien à Foutre ») , selon le mot de Brice Teinturier, directeur de l’IFOP.

Le Conseil Constitutionnel pourrait à ma connaissance retarder une élection si un candidat est « empêché ». Il s’agit ici de deux, deux candidats et deux élections (présidentielle et législative) qui ne sont désormais pas dissociés. Les conditions ne sont sans doute pas réunies et pourtant, imagine-t-on que l’un des deux candidats en cause puisse être dans moins de deux mois élu Président de la République ?

Dire que je suis inquiète est faible. Le jour de gloire que nous promet notre hymne national n’est pas pour les semaines à venir.

La recherche : outil de crédibilité des politiques

Pendant sa campagne, Donald Trump a affirmé que le monde avait été créé en 7 jours et qu’il ne croyait pas en les méfaits du tabac. Ni l’un ni l’autre n’étaient gratuits.

Le premier a pour objet d’ouvrir à l’enseignement du créationnisme. Le second de « faire plaisir » à l’industrie du tabac.

Nous devons tout mettre en oeuvre pour ne pas en arriver à ces extrémités. Ce matin, les équipes du CNRS avaient convié les élus bordelais à un petit-déjeuner d’échanges. Remarquable initiative qui nous a démontré que nous avions besoin les uns des autres.

Les scientifiques pour que nous mettions leur travail en valeur. La recherche doit être soutenue, et pas seulement (mais aussi) avec des moyens financiers, mais en l’incluant dans les débats politiques, sur des chaînes telles que @lcp , sur les médias sociaux..

Les politiques ont un besoin très concret des scientifiques, pour baser leur décisions, leurs programmes d’aménagement du territoire, leurs projet urbains sur des travaux pluridisciplinaires. La recherche fondamentale elle-même est essentielle pour l’innovation d’une part, mais aussi pour le développement économique. Les scientifiques amènent dans les laboratoires de recherche des fonds considérables et des chercheurs d’autres pays, sans lesquels elle n’atteindrait pas le niveau international qui est aujourd’hui exigible.

Merci à tous ceux qui étaient réunis aujourd’hui pour échanger, avec un focus sur la contribution des chercheurs dans le domaine de l’environnement.

#DirectAN

Dans la salle des 4 colonnes, une journalistes de @LCP m’intercepte. A son air sérieux et au crédit de cette chaîne, je m’arrête. A brûle pourpoint, tendant son micro, elle demande :

-Croyez vous au Progrès ?

A son intonation, je comprends qu’elle met au mot un P majuscule. C’est le Progrès, le grand, le vrai, celui qui a fait couler beaucoup d’encre et étanché beaucoup de discours qui est en cause. Je regarde autour de moi ce beau décor chargé d’histoire, je « regarde » -si l’on peut dire- les moments que nous vivons.

-A vrai dire… Au Progrès, sans doute pas. Mais au fait que la volonté d’un homme ou d’un groupe peut faire progresser un domaine, soit dans la connaissance, soit dans la réalisation concrète d’une idée, oui, sans doute oui, j’y crois.

L’imminence de notre réunion de groupe m’oblige à ne pas aller plus loin. C’est à sa sortie que j’écris ces quelques lignes. Je crois au progrès quand il relève de la détermination et de l’obstination, comme je crois en l’optimisme de la volonté.

Ca tombe bien : obstination, courage, volonté, on en a aujourd’hui sacrément besoin. Mais quant au Progrès de la nature humaine,  si j’y ai jamais cru, je n’y crois plus guère.

#directAN veut dire, les amis de twitter le savent « petite brève en direct de l’Assemblée nationale »

 

L’urgence d’un plan piscine ambitieux : intervention lors du Conseil de Métropole du 17/02/2017

« Apprendre à nager est en un véritable enjeu de société et le chiffre alarmant du nombre de noyades par an explique en grande partie pourquoi la natation est la pratique sportive la plus pratiquée en milieu scolaire. Ce sport est de plus le plus équilibré car il peut être pratiqué à tout âge.

Or, notre Métropole souffre d’un fort déficit d’équipements en bassins publics et un plan piscine à l’échelle de l’agglomération s’avère mois après mois, fermeture après fermeture, réduction de surface de baignade après réduction de surface, d’une impérieuse nécessité.

La Métropole compte 750 000 habitants mais seulement 16 piscines publiques couvertes et 3 piscines exclusivement en plein air ouvertes l’été.

En comparaison, la Métropole de Rouen-Normandie, 500 000 habitants, en compte 20 !

La Ville de Bordeaux n’échappe pas à cette règle et souffre depuis plusieurs années d’une pénurie croissante de piscines au regard de l’importance de sa population et de sa position de ville-centre.

Ville de 245 000 habitants, elle ne propose à ses habitants que 4 piscines publiques dont l’une n’est ouverte que durant les deux mois d’été. 

En 2008, il y a 9 ans, la France métropolitaine comptait 260 m2 de bassin pour 10 000 habitants.

En 2017, à Bordeaux, nous disposons de 3105 m2 de surface de baignade (dont 300 m2 pour Stéhélin) soit 127 m2 pour 10 000 habitants, moitié moins que la moyenne nationale de 2008 !

En comparaison, Toulouse bénéficie de 344 m2 pour 10 000 habitants.

L’apprentissage de la natation se fait aussi pendant le temps scolaire mais, depuis la fermeture de la piscine Galin, les classes de primaire ont été redéployées dans les autres piscines bordelaises.

En conséquence, les enfants passent plus de temps dans le bus que dans l’eau (40 minutes minimum prévues par les textes de l’Education nationale). Cela est plus particulièrement le cas des enfants de la Bastide, de Bordeaux Sud et de Caudéran.

En 2015, Bordeaux a reçu le label « Ville européenne du sport » attribué selon 8 critères dont celui des équipements sportifs. 

Bordeaux ne cesse de briller dans les classements d’attractivité ou d’image alors même qu’un grand nombre de nos équipements sportifs sont vétustes ou fermés.

En conclusion, les fermetures ou report de projets qui se sont succédés ces dernières années n’ont fait qu’aggraver un déficit déjà important. Cela, dans un contexte d’augmentation de population qui devrait indubitablement être corrélé à une offre de services et d’équipements de proximité digne des ambitions d’une ville comme Bordeaux et de sa métropole.

L’engagement de notre Métropole dans un plan piscine ambitieux est donc de plus en plus urgent. »