Les jeux en ligne pour les nuls (I)
le lundi 5 octobre 2009 à 15h31
Le 7 octobre nous entamons à l'Assemblée le débat sur le projet de légalisation des jeux en ligne. Si comme moi jusqu'alors vous n'êtes pas un habitué de ces jeux, ni un expert de leurs techniques ni de leurs dénominations, ce billet est pour vous ! J'aurais pu l'intituler aussi "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les jeux en ligne sans jamais oser le demander".
1- Le vrai titre du projet de loi est "Ouverture à la concurrence et régulation du secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne, pourquoi utiliser le terme "légalisation" ?
Parce que c'est de cela qu'il s'agit. Les jeux en ligne existent déjà et se livrent déjà une concurrence intense. L'objet du projet de loi est bien la légalisation et celle-ci n'a qu'un but : permettre aux opérateurs de jeux l'accès à la publicité, c'est à dire multiplier de manière exponentielle l'offre de jeux et donc les risques pour les joueurs
2 - L'augmentation de l'offre entraine-t-elle automatiquement l'augmentation des risques pour les joueurs ?
Oui, les risques liés au jeu se caractérisent par le fait qu'ils sont proportionnels à l'offre. Ce n'est pas le cas de toutes les substances addictives : il y a de l'alcool dans toutes les épiceries et le nombre d'alcooliques n'augmente pas pour autant, en tout cas pas pour cette raison.
Ces risques ont des degrés divers : le jeu problématique, où les pertes sont supérieures aux moyens financiers des joueurs et où elles ont donc des répercussions dans leur vie familiale, sociale et professionnelle ; le jeu pathologique où il s'agit véritablement d'addiction : nécessité de miser toujours plus et de jouer plus souvent ; perte de contrôle sur cette nécessité ; syndrome de sevrage si on ne peut assouvir le besoin. Le jeu agit comme un drogue chimique et il est responsable d'un syndrome d'addiction complet dans tous les termes qui le caractérisent.
De plus, dans le cas du jeu en ligne, l'addiction à l'écran, qui tient scotchés tant de jeunes des heures durant à leur ordinateur, amplifie le risque addictif du jeu. Cerise sur le gâteau, si j'ose dire : les joueurs en ligne sont significativement plus à risque de devenir buveurs, fumeurs ou consommateurs de drogue. Cela s'appelle des "co-addictions"
3 - L'accès à la publicité sera-t-il contrôlé ?
La loi prévoit que la publicité soit interdite dans tous les médias spécifiquement destinés aux mineurs. On devine combien cette prescription peut être détournée. Hormis Pom'd'api ou Fripounet et Marisette, les médias "spécifiquement" destinés aux mineurs ne sont pas légion. Ceux qui concernent les tranches d'âge à risque sont bien évidemment tout public..
Ce qu'il faudrait, si ce texte devait passer, c'est soumettre la publicité aux mêmes règles que l'alcool, dans le cadre de la loi Evin. Tout au contraire, on ne pourra plus regarder un match à la télé ou sur son écran d'ordinateur sans être soumis à des publicités intrusives de type "pop up" qui inciteront à jouer en direct pour savoir si tel joueur marquera un deuxième but ou si telle équipe gagnera. Ceci en regardant des joueurs qui porteront des maillots à l'enseigne des opérateurs. On ne verra plus Bordeaux contre Turin, mais Betclic contre Bwin ! ''
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Commentaires
Elle est belle la France Bling Bling au détriment des plus fragiles...
Il paraît qu'Eric Woerth va visiter un centre d'addictologie pour soulager sa conscience demain...
Je suis bien d'accord avec vous madame Delaunay.
Avec Jeanine, déjà qu'on y arrivait plus avec nos trois gosses, mais là, avec internet, on sait plus comment on va faire pour jouer à tous ces nouveaux jeux.
Avant la vie était plus simple.
Y avait le PMU, le Loto, le Keno, l'Euro Millions, le Tacotac (2000euros par mois à vie!), les jeux de grattage et de tirage et tout çà.
Avec Jeanine, on jouait notre RMI, nos allocs et nos aides.
Quelque fois les fins de mois étaient difficiles et les gosses n'avaient pas toujours à manger.
Mais là, avec internet et tous ces jeux, on sait plus ou donner de la tête!. Ca donne le tournis.
Mais bon on va essayer.
Pour la France des plus fragiles, le capitaine de l'équipe du Fouquet's a toujours un autre jeu bling bling sous la main : la récidive des agresseurs sexuels libérés. Aussitôt qu'il y en a un dehors qui craque, l'indignation médiatisée et une nouvelle loi gigogne inefficace (surtout inefficace). C'est que l'addiction des Français à ces lois là doit assurer la récidive du capitaine à l'Elysée en 2012, et donc le bonheur des potes du Fouquet's.
Tenez, une idée qui pourrait bien finir par leur passer par la tête : des paris en ligne sur le prochain violeur libéré qui rechute ! Une autre que le capitaine se gardera bien d'avoir : la médiatisation des suicides liés à l'addiction aux jeux en ligne, et une batterie de lois pour protéger les victimes et les familles de victime.
on est loin de la loterie des gueules cassés qui avait une vertu faire gagner les gens mais surtout aidés les victimes de la grande guerre mais comme il n'y en a plus il est evident que desormais c'est une derive complete des jeux entre l'euromillion qui arrose presque tout les gvt liberaux de notre europe, ou maintenant le nouveau loto avec moins de gagnant ou les tickets a gratter avec 1 gros gagnant tout les 1 000 000 et pour certain c'etait meme jour de gloire le passage a la télé.
sincerement c'est vrai "JOUER PLUS POUR GAGNER PLUS" voici"la promesse de la liberalisation des jeux
Je serai demain à l'hôpital de Marmottan avec Eric Woerth. J'ose croire que ce sont mes interpellations répétées de ce Ministre en commission qui sont à l'origine de ce déplacement. Je crains malheureusement que cela ne change rien à la détermination élyséenne ni à l'obédience ump. Mais au moins, les Français seront-ils mieux informés des risques et de cette vérité simple : il n'y a en matière de jeux qu'une seule prévention efficace , limiter l'offre. Or nous faisons le contraire, nous multiplions l'offre aux dimensions d'internet, pour que chacun à toute heure, où qu'il soit, puisse jouer.
à Patrice. Si seulement il s'agissait de "jouer plus pour gagner plus"! mais c'est à peu près le contraire : jouer pour perdre beaucoup.
Connaissez-vous l'aphorisme du patron du groupe de casinos Partouche ?
"Vous voulez gagner beaucoup au casino ? Un seul moyen !
... "En acheter un".
@Roger
vous ironisez sur des supposés clichés. Je pense que ce ne sont pas des clichés, malheureusement. Avez-vous déjà passé un moment dans un bureau de tabac à observer la file d'attente et qui achète quoi ? Bonjour à Jeannine.
A l'instant passait sur F-Inter le témoignage d'un chef d'entreprise qui s'est fait prendre par ce jeu. Il jouait du poker en ligne jusqu'à 48 heures sans pause, enfermé dans son bureau, il a ruiné non seulement ses finances, mais aussi sa famille et a fini à l'hôpital Marmottan pour se faire traiter.
La visite de Marmottan de cet après-midi du ministre Woerth a été annoncé, évidemment pas la tienne. Tiens bon, ton message est le bon et des centaines de milliers de personnes à risque mériteraient de l'entendre. Les médias joueront ils leur rôle?
@ michelle encore
car vous croyer vous que les gens auront d'autre solutions bientot pour acheter une voiture, devenir propriétaire de leur maison voir meme remplacer la machine à laver venant de tomber en panne après la éième réparation, entre aller au casino y risquer 1 € et devoir prendre un crédit au alentour de 20 % comme taux d'intêret certain essaieront peut etre la première solution peut une fois ou un peu plus mais lorsqu'il veront l'anarque du grand gagnant qu'est comme vous dite si vous voulez vous enrichir achetez un casino il ne s'y feront pas prendre au bout du compte mais devront encore une fois aller voir cetelem ou leur banquier pour emrpunter 300 € avec inexorablement le bon vouloir de celui ci ou pas pour accorder le crédit avec une analyse des dépenses, des revenus, une assurance pour la vie avec une autre contre l'imprévu qui n'en est malheureusement plus un celui de la perte d'emploi enfin peut etre au final accordé mais avec toute les precautions d'usage coté bancaire ou organisme de crédit pour garantir le remboursement approximativement de 2 fois le prix d'achat d'un produit venant de chine ou taiwan
deux questions:
-y aura t il un prélèvement sur les jeux en ligne, comme sur le PMU, le LOTO pour alimenter les fédérations sportives, ou autres: par exemple payer les traitements d'addiction, l'observatoire des jeux d'argent, que sinon nous cotisants et contribuables, devront financer...
-les gains seront ils, cette fois, imposés comme tout revenu, même si celui ci relève du hasard et non du travail?
et bien sûr battez vous contre cette loi, contre la publicité sur les médias 'tous publics" (à mon sens, une des raisons de l'actualité de ce texte est de créer de la pub pour les grandes chaînes télé qui subissent aujourd'hui la crise...)
ces paris ne seront pas, si j'ai bien compris , mutuels et permettront donc à un opérateur de prendre une position face aux clients: une fantastique incitation à la corruption, la manipulation, le dopage, la pègre y fera son business, en France comme ailleurs...
triste et dangereux!
demandez un débat télévisuel avec eric woerth sur ce sujet:
c'est un vrai choix de société...
luttez!
à Patrice
Ayant la tête sur les épaules, il ne me viendrait jamais à l'esprit de jouer à un jeu de hasard pour espérer avoir l'argent me permettant d'acheter un élément d'électro ménager : j'économise, je paie en trois fois sans frais, j'essaye de choisir un rapport correct qualité-prix, si possible robuste et sans sophistication inutile, et aussi j'achète parfois d'occasion, petites annonces, commerces spécialisés, associations de réinsertion, etc. en prennant quelques précautions d'usage.
Quant au logement, je ne serai sans doute jamais propriétaire, c'est loin d'être un drame ou une infâmie. Habitant en ville je me passe de voiture : j'utilise les transports en commun, dont le train, et maintenant il existe autocomm' qui permet d'utiliser une voiture à plusieurs. Cela consomme moins d'espace et d'argent, la formule n'a que des qualités, bonne gestion sans gâchis. Bref, je fais avec mes moyens, de manière à essayer d'éviter les problèmes, enfin ceux que l'on peut éviter, bien évidemment.
je n'en doute guere mon cher franck mais tout le monde n'est pas comme toi et moi certain lorsqu'il touche le rsa n'hesite pas a aller vite gratter un billet au cas ou ce serait jour de chance, d'autre jouer sur un bourrin, ou la iémième fois jouer les meme numéro au loto enfin milles jeux possibles plus perdant que gagnant mais c'est avant tout pour l'appat du gain en sus bien aider par quelques publicités au moment stratégique comme cela est fait lors des émissions pour les enfants sur la dernière console de jeux ou la poupée barbie et meme en ayant la tête sur les épaules aujourd'hui nulle est a l'abri d'un petit crédit pour acheter le juste necessaire tellement les gens de ce coté n'ont plus souvent le choix
@ Franck
Ta vie est passionante.
Mais oui.
Avec Jessica, le dimanche matin, on passe devant le PMU et on refuse de s'y arrêter. On marche un grand moment sur les quais, c'est très sympa on respire bien, on se dégourdit les pattes. On bade les passants et aussi, parfois, on marche vite. C'est moins cher que la salle de sport et on en fait pourtant tous ensemble, en famille. On s'amuse avec les gamins, on parle ensemble de tout et de rien. On y rencontre souvent d'autres copains et leurs gosses. A force, on connait d'autres gens. Il faut parfois se pousser un peu, on aurait tendance à se laisser aller dans le fauteuil, c'est tentant après la semaine. On s'entraide, on se téléphone pour maintenir les volontés parfois défaillantes. On s'aide aussi en faisant une petite cagnotte pour les cadeaux des gosses, et on bricole souvent ensemble. On est très fiers de ne pas être complètement victimes du système mis en place pour nous piéger.
On ne ridiculise pas en parlant d'eux tous les vrais Roger et Jeanine que l'on rencontre et qui enrichissent ceux qui exploitent leur faiblesse en les méprisant. On aimerait bien qu'ils ouvrent les yeux, reprennent un peu d'autorité sur le cours de leur vie, qu'ils se relèvent et fassent un beau bras d'honneur à tous les miroirs aux alouettes, et à tous les salauds qui les manipulent.
Dans le Figaro du jour:
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...
Pologne: un scandale de corruption au sein du gouvernement (très) libéral lié, comme par hasard, à un loi sur les jeux d'argent...
cette activité est, effectivement, une des plus pourries par le fric de toutes origines, les trafics, les maffias...
@ francis
oui, c'est vrai, et je crains que ceux (du Fouquet's) qui participent très activement à ces activités mafieuses et auxquels cette loi est destinée (pour pouvoir agir (s'enrichir) en toute légalité) n'aient guère une une autre éthique dans d'autres branches de leurs activités.
Les jeux d'argent peuvent entraîner une dépendance. Sans prôner une société normative, il est important de reconnaître qu'il existe des populations à risque, des personnes qui ne peuvent s'empêcher de jouer. D'ailleurs, la Mild (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie) a identifié les jeux d'argent comme une source de dépendance au même titre que la dépendance chimique (drogue, alcool...). L'arrivée de ces jeux en ligne, à l'accès facile, risque d'attirer des personnes qui ne jouaient pas avant.
@ Francis et Elias
Souvenons nous aussi de Gérard Colé et de La Française des Jeux. C'était il n'y a pas si longtemps.
http://www.lexpress.fr/informations...
De tout coeur avec vous dans cette bataille.
Mme Delaunay, vous avez été excellente au journal de 13 H sur France 2.
''Voir articles dans Salle de presse [http://www.michele-delaunay.net/presse/index.php/|/presse/index.php/|fr]''
Et pendant que Njikam et Ducassou font leur petit jeu lamentable, d'autres travaillent pour sauver nos valeurs républicaines:
Gouvernement et opposition ouvrent la guerre des jeux en ligne
Mis en ligne le 07/10/2009 à 16h40
PARIS (AFP)
Eric Woerth (Budget) devait défendre mercredi devant les députés
, très attendu par les opérateurs, destiné à "réguler" les jeux en ligne (hippiques, sportifs, poker...) et dénoncé par la gauche comme un "cadeau" lourd de menace (addiction, blanchiment...) fait aux amis industriels de Nicolas Sarkozy.
"La politique de l'Etat en matière de jeux d'argent et de hasard a pour objectif de limiter et encadrer l'offre et la consommation des jeux", édicte l'article 1 du texte. Il entend "prévenir l'addiction", "assurer la transparence des opérations de jeux" et "prévenir les activités frauduleuses ou criminelles et le blanchiment d'argent".
Une Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) sera chargée de délivrer les licences (5 ans), de surveiller le marché légal et illégal et, le cas échéant de retirer l'agrément.
Deux mesures sont destinées à lutter contre l'
: le plafonnement du taux de retour aux joueurs (TRJ) et l'affectation d'une partie des recettes - 10 millions d'euros selon le gouvernement - à la lutte contre l'addiction.
Le projet de loi autorise par ailleurs certains opérateurs à faire de la publicité dans les médias ou en collaboration avec des partenaires sportifs.
Mardi, lors d'une table ronde sur l'addiction, à l'hôpital Marmottan à Paris, M. Woerth a estimé à une cinquantaine - "sur 20.000 sites illégaux"-, le nombre d'opérateurs qui devraient être légalisés à l'ouverture à la concurrence en 2010.
Devant les experts, inquiets des risques d'explosion de l'addiction au jeux chez les mineurs, M. Woerth s'est montré ouvert à l'adoption d'amendements renforçant l'encadrement de la publicité pour mieux protéger les mineurs".
Une initiative qui est loin de convaincre le PS. Présente à Marmottan, la députée PS Michèle Delaunay a épinglé une "visite en trompe l'oeil" et jugé que "la seule mesure de prévention efficace serait de limiter" l'offre des jeux en ligne, "non pas d'ouvrir le marché sans contraintes véritables".
"Nous allons légiférer une fois encore dans l'urgence dans le seul but, non pas de lutter contre les sites illégaux, mais d'ouvrir la publicité aux jeux pour la Coupe du monde de football", a déploré Mme Delaunay.
Alors qu'une enquête sur l'addiction est prévue - avec des résultats attendus au mieux fin 2010, c'est-à-dire après la mise en oeuvre de la loi-, Mme Delaunay a regretté l'absence d'étude d'impact préalable comme le prévoit désormais la Constitution pour tous les projets de loi.
Le texte, déposé avant l'application de la réforme constitutionnelle, n'y est pas contraint.
Ancienne ministre des Sports, Marie-George Buffet (PCF) s'inquiète pour sa part des contrats qui pourront être passés entre clubs sportifs et opérateurs de jeux en ligne.
Au cours du débat, le PCF exigera que ce soient les fédérations sportives et non un club qui puissent négocier un contrat, a-t-elle indiqué mercredi lors d'un point de presse.
La secrétaire nationale du PCF a insisté en outre sur "la question de la transparence et le danger, pour l'éthique sportive, de risques de blanchiment de l'argent et des conflits d'intérêt quand vous êtes joueurs, arbitres ou que vous avez des parts dans une société anonyme sportive".
L'examen du texte est prévu jusqu'à vendredi.
"10 M€ accordés pour la lutte contre l’addiction aux jeux
Dans le cadre de l’examen du projet de loi qui se déroule actuellement en Conseil des ministres, et surtout concernant la politique de prévention, il semblerait que 10 millions d’euros doivent être consacrés à la lutte contre l’addiction. Par ailleurs, l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies annonce qu’une enquête sera menée, dans les prochains mois, pour déterminer l’ampleur de l’addiction aux jeux d’argent chez les 12-85 ans. Étude qui n’a jamais été réalisée jusque-là en France. Une étude scientifique, publiée en 2008 en Grande-Bretagne, avait révélé qu’en moyenne les parieurs en ligne étaient dix fois plus addicts que les autres.
De son côté, la députée Michèle Delaunay, médecin hospitalier a affirmé sa farouche opposition à l’ouverture des jeux d’argent en France. Cette dernière a déclaré dans les colonnes du journal Sud Ouest que « 45% des parieurs sont des inactifs : chômeurs, retraités, jeunes« , par conséquent des populations « dites » fragiles, plus enclins à sombrer dans l’addiction. Pour elle, la libéralisation ne pourra qu’accroître l’addiction.
Lire l’interview de Michèle Delaunay (Sud Ouest, 7 octobre 2009)
Quant au ministre Eric Woerth venu participer à une table ronde à l’hôpital Marmottan à Paris en présence de nombreux experts en toxicomanies et addictions aux jeux, ce dernier a expliqué que le projet de loi visait à favoriser la prévention. Plafonnement des mises, limitation des gains et de l’approvisionnement des comptes joueurs, application de la procédure des interdits de jeu, encadrement de la publicité, sont les mesures mises en place par le Ministre pour prévenir « les risques d’addictions et les risques sur les mineurs« .
Dans ce sens, Eric Woerth conclut à l’issue de la table ronde « qu’il y aura in fine une cinquantaine d’entreprises autorisées en France« .
Enfin, Jeanne Etiemble de l’Inserm rappelle que « les spécialistes estiment que 1 à 2% de la population adulte présentent une façon excessive de jouer, soit entre 450.000 et 900.000 personnes en France« . Et seulement 10% des joueurs « pathologiques » font une demande de soin."
pardon, j'ai oublié d'indiquer que l'article précédent a été publié par iGaming, journal de l'industrie des jeux en lignes.
Madame Delaunay
j'ai entendu votre intervention hier sur les jeux en ligne, je suis tout à fait d'accord avec vous (je suis touchée par le problème au travers de mon fils de 20 ans) et je suis atterrée de voir ce qui se passe. nous n'avons aucune aide et la situation risque de s'aggraver: si vous avez besoin d'un soutien pour une action quelconque je suis là...
merci de votre intervention je me suis sentie un peu moins seule, cordialement
Cathy
Vous êtes une bien pensante Mme Delaunay!
1- La publicité existe déjà sur les maillots des joueurs (Nestlé Vs Pitch).
2- L'Etat légalise pour récupérer un peu plus d'argent et ne connait pas le besoins des joueurs!
3- Dire que l'addiction se développera plus que l'alcool est une chose complétement fausse (interdisez l'alcool pendant 100 ans et vous verrez, il y a aura déjà moins d'alcoolique, donc bien évidemment, le phénomène d'addiction va se développer pour se stabiliser par la suitre).
4- Protection des mineurs ? Les parents n'ont qu'a surveiller leurs enfants et ne pas les laisser seul (et puis tous les sites de jeux d'argent sont interdits aux mineurs!!!!!)
Bref arrêtez de faire de l'idéologie bien pensante car vous savez au fond de vous même que le problème n'est pas là. Il s'agit juste d'argent, les joueurs sur le net qui joue aux jeux en lignes existent en France depuis au moins 10 ans!
Cette loi va entraver bon nombre de vrai société qui sont sérieuses (beaucoup plus que la française des jeux) et qui font déjà 100 fois plus de prévention que cette dernière!
L'addiction aux jeux d'argent n'est pas un phénomène nouveau , le seul truc qui change c'est la publicité qui sera autorisé, des taux de retours plus faibles pour les joueurs (merci l'Etat) et une main mise de la FDJ sur les pauvres gens!!!
Ps : Pour info, je joue depuis longtemps sur le net (trading sportif), je ne joue jamais aux jeux de la française des jeux) et je connais parfaitement mes limites! Mais cette loi est une honte!
Très chère Madame Delaunay,
Où étiez-vous durant ces 10 dernières années? En expérimentation sur Mars?
Il ne faut pas sortir de X pour comprendre que l'ouverture du marché n'est qu'une affaire de gros sous dans laquelle les bouffons du rois Nicolas 1er se régaleront en créant leur propre plateforme notamment avec un TJR tout simplement scandaleux à l'image de ce qui est d'ailleurs visible chez la FDJ...
Parlons de cette dernière auprès de laquelle n'importe quel mineur peut claquer son argent de poche physiquement dans un bureau de tabac puique son identité ne sera nullement vérifié et si toutefois, le tenancier était un peu trop regardant, il lui suffit de s'arranger avec un client adulte consentant ==> La protection des mineurs est ici une vaine expression quand les bookmakers Internet prennent eux différentes mesures pour s'assurer de l'âge de leurs clients: ils n'ont pas attendu que la France se mette à débattre.
Par ailleurs, vous nous parlez d'addiction: soyez sérieuse 30 secondes... Je sais c'est peut être trop demander pour
un député (indépendemment de son parti), c'est ce qui contribue en parti à la perte de notre pays.... Penchez vous plutôt du Rapido et de ses tirages toutes les 2 ou 5 minutes je ne sais plus: c'est ça l'addiction mais comme cela tombe dans les caisses, par ailleurs de + en +vides, de l'Etat, on en parle pas cela va de soit...
Ces exemples ne sont pas exhaustifs mais sachez que les bookmakers présents sur Internet ont pour partie pignon sur rue en Irlande, UK, Belgique... et sont régis par différentes commissions chargées de veiller à leur sérieux.
Ces bookmakers paient leurs gagnant régulièrement et ne mettront pas les clés sous la porte demain matin... Pour ce qui est du betting exchange dont Betfair est leader mondial ce n'est rien d'autre que du trading boursier, autorisé par l'Etat car taxé, mais à l'échelle sportive: pourquoi donc vouloir l'interdire.
Encore une fois, la France a un train (TGV lol) de retard!