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Aujourd’hui, notre quotidien régional Sud-Ouest titre sur « les nouveaux visages en apprentissage de la politique ».  Parmi ces petits nouveaux, ma concurrente « Les Républicains » Anne Walryck qui s’affiche comme « la candidate de Juppé », comme il y a des « candidates de Macron ».

Mauvaise pioche pourtant : Anne Walryck a été aux côtés de Jacques Chaban Delmas pendant 13 ans et d’Alain Juppé pendant 22. Quand après 37 ans de vie publique, on n’est pas connue, on peut raisonnablement s’interroger : est-ce bien un « nouveau visage » et, s’il est « nouveau » après de si longues années, n’y a-t-il pas une raison ?

Ce n’est pas seulement la vie politique qu’il faut moraliser, mais la presse et d’une manière générale, les médias. Comment un rédacteur en chef a-t-il pu laisser passer ce papier ? Je m’interroge vraiment sur la réponse et, comme on sait, quand on s’interroge, c’est le plus souvent qu’on s’est déjà répondu.

Ce papier nie la réalité des faits et des chiffres. Les autres candidats cités (avec moins d’ostentation d’ailleurs), sont VRAIMENT nouveaux, pas Anne Walryck, dont je connaissais le nom pour ma part, plus de 20 ans avant de mettre moi-même le nez en politique, alors qu’elle était proche de Chaban.

On peut être partial, et l’on fait alors partie de la « presse d’opinion », ce qui n’a rien de dérangeant si c’est clairement affiché, mais se prétendre une presse libre et nier les faits et les chiffres, ce n’est pas décent. A quand une loi sur la moralisation des médias ?

 

Comments 3 comments

  1. 4 juin 2017 at 19 h 18 min kf

    On peut comprendre Michèle en se rappelant à travers toutes ces années cette légère coloration quasi-permanente des articles la concernant et une toute autre donnée aux articles relatant l’action de l’autre côté du spectre politique bordelais. . Et on se rappellera le poids relatif donné aux événements du juppéisme flamboyant (dont peu échappent à l’annexion zélée de la rédaction) et aux initiatives de l’opposition de Sa Majesté. Il y a là incontestablement (on me traitera, en disant cela, je sais, de paranoïaque) un déséquilibre reflétant une trop grande proximité de la rédaction avec la Mairie. Nous ferons les comptes quantitatifs et qualitatifs après ces élections et j’aimerais bien que la rédaction soit plus vigilante sur ce point de l’équilibre.

  2. 4 juin 2017 at 21 h 47 min Albert

    Elle est gonflée la mère D, qu’a t-elle fait en matière de pluralisme de la presse, son parti, le gouvernement dont elle a fait partie, celui qu’elle a soutenu ?De quoi elle se plaint maintenant ?Les chiens de garde n’ont rien à faire des chiens crevés, faut être lucide, tu as bien soutenu l’ami de la finance maintenant faut laisser la place aux amis du banquier. Chacun son tour, en gros c’est ce que tu appelles la démocratie et la liberté de la presse, viens pas pleurer sur tes mensonges.

  3. 5 juin 2017 at 10 h 15 min Jpdl

    Connue bien après votre père Mme D. vous auriez mauvaise grâce à faire ce mauvais procès lorsqu’on se souvient de vos précédentes affiches ou Gabriel, vous et Chaban cohabitiez. Être connu est-il la nécessité absolue pour être candidat ? Quand au critiques de Sud-Ouest, laissez-moi rire et laissons les chiens aboyer ou mordre comme SO n’a jamais complétement osé le raconter !

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