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Bonne note à la copie du Président de la République concernant le plan pauvreté. Mais comme pour tous les candidats à un examen auquel ils ne se sont pas frottés encore : demande à être confirmé en fin d’année ; en l’occurrence, en fin de quinquennat.

Un candidat plus tendu, plus nerveux qu’à l’habitude, quelquefois presque sarkozien dans son expression et ses mimiques, preuve qu’il n’est pas sur ce sujet aussi assuré que sur tant d’autres. Voyons-le comme une preuve de détermination et d’exigence, y compris vis à vis de lui-même.

Je partage à 100% toutes les mesures concernant la petite enfance, l’acquisition du langage et celle de la langue (voire de 2). Les jeunes cerveaux souffrent doublement de la privation sous n’importe quelle forme, mais ils sont capables d’apprendre et d’acquérir en proportion. Bravo !
Manque seulement l’urgente nécessité de la mixité sociale et scolaire dans les quartiers où habitent majoritairement ces très jeunes. Des établissements d’excellence implantés dans les banlieues ?

Même bonne note pour l’incitation et l’accompagnement à l’activité et au travail. Je suis si totalement convaincue que l’activité sous toutes ses formes est la clef que l’on ait 7 à 77 ans pour ne pas jouer à ce sujet les faux derches.

Ca se gâte pour ceux qui n’ont plus de chance d’y accéder. Les vieux en priorité. Vivre les dernières années de sa vie pauvre et devant se priver est un scandale humain et éthique. Pas de 2ème chance, pas de petits boulots, pas de prime de rentrée pour les âgés isolés (ce qui va en proportion avec la pauvreté). Certes le minimum vieillesse a été augmenté mais il faut une action globale et concertée.

Ça se gâte aussi pour ceux qui n’ont plus la capacité de prendre l’ascenseur de la participation, de l’activité quelle qu’elle soit. Copie à compléter donc, mais certainement pas à condamner de principe.

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