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L’affaire est trop grave, je tiens à faire un démenti formel. Chaque mot de ce que je vais écrire est vrai et j’en donne ma parole d’honneur. Je suis prête à le jurer devant un magistrat.

Dimanche, en fin d’après midi, je suis sortie faire une courte promenade au jardin public, voisin de mon domicile. Apres quelques minutes, Mon mari, qui tenait le chien en laisse, s’est baissé pour ramasser ses déjections sans lâcher la laisse mais en la tenant sans doute moins fortement.

A ce moment un groupe d’enfants est passé dont l’un jouait au ballon. Mon chien a réussi à l’emporter sur la tenue en laisse et s’est précipité vers eux -sans doute d’abord vers le ballon mais cela ne minimise rien – en aboyant. Les enfants se sont mis à courir et l’un est tombé.

Je me suis évidemment précipitée, présentée à la maman en tant que médecin, demandé à examiner l’enfant s’il avait été touchée. Elle m’a déclaré qu’il avait été mordu au bras et à la main. J’ai examiné d’abord la main et un minuscule blessure, au niveau du pli digito-palmaire du 5 ème doigt de la main
était présente. Je n’ai pu constater aucune trace sur le bras et l’on imagine quelles auraient été les traces si ce petit bras avait été mordu par les crocs d’un berger allemand. J’ai proposé de désinfecter et de soigner la doigt à mon domicile à quelques metres de là et d’appeler la police.

Devant le refus de la maman, dont je comprends l’inquiétude mais non pas l’attitude de refus de mes propositions, j’ai photographié le petit doigt avec mon téléphone, puisqu’il constituait la seule trace visible, la mère a refusé violemment que je photographie le bras, disant que « son fils était mineur et que je n’avais pas le droit de photographier un enfant mineur » (ce qui n’est vrai que si l’enfant est identifiable, ce qui n’aurait évidemment pas été le cas.

Entre temps, un « témoin » est arrivé, m’a redemandé mon nom que j’avais déjà donné et m’a menacé de faire euthanasier mon chien. La maman a une deuxième fois refusé de donner son nom et son adresse, seul le témoin m’a donné son seul nom. Le témoin m’a pris aux épaules et à tenté de m’éloigner sans que je comprenne pourquoi (le chien était bien sûr tenu à distance par mon mari pour que l’enfant puisse s’apaiser plus rapidement. Il ne pleurait d’ailleurs plus)

J’ai senti presque dès le début qu’il y avait une volonté d’esclandre et pour cela j’ai insisté d’appeler moi meme la police. Le témoin m’a dit textuellement « vous pensez bien que cette dame (la maman) ne fera rien pour ça » sous entendant qu’il n’y avait pas de blessure réelle.

j’ai voulu moi meme le lendemain me présenter à la police pour une déposition : on m’a dit que sans plainte et sans identité de l’autre partie, il ‘y avait pas lieu de déposer. J’ai noté chaque mot, chaque minute de ces minutes et je vais me rendre à la police pour leur remettre ce texte. Mais le mal est fait : le gros titre à la Une de SudOuest.fr fait de moi une coupable. L’un de nous l’a dit : pour les politiques, la suspicion est la sanction.

Le titre de l’article et son contenu sont diffamatoires. Je viens d’avoir au téléphone la journaliste et je n’ai sur mon téléphone qu’un seul appel, sur le téléphone de mon époux, hier à 16 heures 39. Tout cela est bien sûr vérifiable.

Comments 6 comments

  1. 13 septembre 2017 at 12 h 02 min Michèle Delaunay

    Une du journal @sudouest, page entière à l’intérieur à côté d’un minuscule encadré « tué d’un coup en plein coeur »), titres diffamatoires dans les deux par l’usage répété de « mord un enfant ».
    Le jeune homme de Cenon tué de manière criminelle n’a pas eu de chance : c’est moi et mon chien qui méritions la page entière…

    C’est aujourd’hui la déontologie de la presse qui est en cause et je me propose de porter plainte

  2. 13 septembre 2017 at 15 h 56 min Louis

    On peut dire au minimum que votre chien a été mal dressé. Il n’est pas normal qu’un chien se précipite vers un groupe de personnes que vous croisez, même s’ils jouent au ballon. C’est une marque d’agressivité qui n’a pas sa place sur la voie publique.

  3. 13 septembre 2017 at 21 h 00 min Quatsos

    Stupéfaction de ma part en découvrant à la Une de «SO» ce titre accrocheur – avec photo! – alors que, même si le fait était avéré, cela ne mériterait même pas une brève. Ce journal devient de plus en plus fréquemment racoleur. Bon courage à vous.

  4. 14 septembre 2017 at 18 h 37 min Alain

    Après le suicide de Pierre Bérégovoy,Mitterrand avait dénoncé « les chiens », désignant sans doute la presse. Demandons-nous de quel côté se trouve aujourd’hui le chien dans l’article de Sud-Ouest, et à quelle fin.

  5. 17 septembre 2017 at 12 h 11 min DAZIN

    Les propos du titre « …contrairement à la une de Sud Ouest » affirment clairement que c’est le journal qui a mordu. De trois choses l’une: soit la propriétaire du gros toutou a un sens très développé des tournures de phrases humoristiques, soit elle n’a pas été bien formée au français en classes primaires, soit elle pense vraiment que le journal l’a mordue et elle devrait « s’engager dans des soins » comme disent les gens de « justice » (sic) pourtant mafieux et auxquels elle ne cesse de faire référence.

  6. 18 septembre 2017 at 15 h 10 min Morne Butor

    @ Dazin : lisez l’article de Mme Delaunay sur la Presse écrite […] irremplaçable et vous comprendrez que Mme Delaunay a l’humour très développé.
    Aujourd’hui, cela m’ennuierait d’emballer mon poisson avec du papier journal. Mon poisson mérite mieux que les sales caractères qu’on trouve dans la presse d’aujourd’hui. S’il y reste encore quelques encarts propres et éclairants, quelques uns sont carrément poisons, donc pas pour mon poisson.
    D’ailleurs je ne laisserais même pas mon chien en déchiqueter les pages par jeu, si seulement j’avais un chien…

    Plus sérieusement, si les Français ont à peine plus confiance dans les journaliste que dans les politiques, ce n’est pas sans raison.
    Tenez bon et ne lâchez rien Mme Delaunay. Il reste encore beaucoup de Français qui grattent la vitrine sale pour voir ce qu’il y a vraiment derrière. Mais forme-t-on les nouvelles générations à voir plus loin que la façade de leur écran de télé ou leur écran Facebook ? rien n’est moins certain, j’en ai peur.

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