Auteur: Michèle Delaunay

Garcia Marquez répond à Jean-Luc Melenchon

« L’acte le plus révolutionnaire c’est de faire chaque jour le mieux ce pour quoi on est le moins mal fait ».

Le seul acte révolutionnaire aujourd’hui, le seul responsable envers la République, qui n’est plus aujourd’hui à instituer mais à redresser, c’est ce « faire » , faire chaque jour, jour après jour, au mieux.

Le principe de Saint Florian

La droite pousse un peu loin, à l’encontre de notre Gouvernement, le modèle allemand.. Jusqu’à se recommander d’un principe de ce pays connu sous le nom de « Principe de St Florian ».

Il s’agit de la réclamation générale de « faire des économies » (sous-entendu : pour combler la dette qu’elle a creusée). Point de dépense, qui est le signe de l’irresponsabilité de la gauche en matière de gestion, mais des économies. Economies structurelles, économies dans le service public, l’Etat, économies partout.

Cela tombe bien, c’est ce que nous faisons. 10 milliards dans cette première année, du jamais vu. Pas assez pourtant et à chaque séance de questions d’actualité le feu serré des copéïstes, fillonistes, mairistes, borloophiles, jacobins (les fidèles de Christian Jacob) …vocifèrent pour en réclamer davantage.

Davantage, oui, mais ni sur la famille, ni sur le budget de la Défense, ni sur le financement des retraites, ni sur les transports (du moins ceux qui passent par chez eux), ni sur les collectivités (surtout les leurs), ni sur les territoires, moins encore sur le handicap, les tarifs médicaux,..

Bref, partout, mais pas chez eux. Dans tous les domaines sauf ceux qui les touchent et moins encore ceux qui touchent leurs électeurs. Le paysan allemand a raison qui prie Saint Florian: « Heiliger Sankt Florian, verschon’ mein Haus, zünd’ andre an ! »

« Vénéré Saint, épargne ma maison, brûle plutôt celle du voisin ».

Jardinage de Pâques

Jardinage de Pâques, le plus prometteur, le plus doux (malgré les piqûres d’un froid vif que les interstices de soleil ne suffisent pas à réchauffer), le plus propice à réflexion. Planter, poter, rempoter, c’est en effet parier et promettre.

J’écris cette ligne (abrégée) sur twitter. Les commentaires, instantanés comme sortant d’armes automatiques, me font craindre plus encore que chaque jour, cette radicalisation, cette utilisation de la haine, du désarroi et de l’ennui, qui font monter en menace de guerre civile les habitudes de penser et de croire et fossoyent ces deux amis que sont l’esprit critique et le bon sens.

Ce quart d’année où nous entrons est le plus beau. Les jours déjà grands, grandissent encore. Il n’y a dans la nature qu’attentes et promesses à qui sait les voir même au coeur des villes. Dans le petit brouhaha médiatique qui entoure nos jours, seul le contraire est relayé. Personne ou presque n’appelle à la raison, à contrer ce déni des 3 verbes clefs de notre liberté : savoir, pouvoir, vouloir.

Un quatrième est « croire ». Je lui préfère, vouloir croire, proposer sa confiance, aller vers. Des mots ? Bien davantage des gestes. Et si petit soit-il, écrire en est un..

 

Les métiers d’aide à la personne : un gisement d’emplois face au vieillissement de la population

Copyright : Ministère des Affaires sociales / DICOM / Clément Martin / SIPA

Ce mardi 26 mars, Michèle DELAUNAY, Ministre déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie, a participé à la remise de diplômes du Centre d’Initiative des Métiers d’Aide à la Personne (CIMAP), organisée aux Mureaux (78). Ce sont près de 100 nouveaux diplômés qui sont aujourd’hui engagés dans un des métiers clés de la solidarité envers les âgés et les personnes fragiles.

 

Dans un contexte économique difficile, les métiers d’aide à la personne constituent en outre une remarquable opportunité d’emplois non délocalisables. Ce secteur prometteur connaîtra dans les prochaines années un développement exponentiel du fait du vieillissement de la population. Aujourd’hui, 25% de la population française est âgée de 60 ans ou plus. Dans quinze ans, les plus de 60 ans représenteront 30% de la population. Ces générations issues du babyboom s’engageront dans la prévention et l’anticipation de leur propre vieillissement avec la volonté de demeurer chez elles dans les meilleures conditions, et en prise direct avec les aides et la vie sociales.

 

Le CIMAP 78 a su saisir cette opportunité en proposant des services d’échange et de partage de connaissances en combinant deux objectifs : insérer des demandeurs d’emplois sur le marché du travail et moderniser la filière des métiers d’aide et des services à la personne.

 

Michèle DELAUNAY salue l’initiative de ce territoire, qui s’inscrit parfaitement dans la volonté gouvernementale de structurer un plan d’action global et concerté en faveur des métiers liés au vieillissement. Elle appelle la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) à apporter son soutien à ce type d’initiatives pour qu’elles se multiplient sur le territoire.

 

La mise en place de « circuits courts » de l’emploi tels que proposés par le CIMAP est aujourd’hui une urgence pour notre pays.

 

Chers vieux

Vous, je sais pas, mais moi, j’en suis sûre. J’ai reçu personnellement un courrier du Maire de Bordeaux, à mon adresse d’inscription sur les listes électorales.

Ce courrier fort civil au demeurant, je dirais presque cordial, me saluait pour mon âge et me proposait à ce titre de retirer en la Mairie de notre ville mon « pass senior ».

J’ai pensé d’abord qu’Alain Juppé saluait ainsi mon action ministérielle et mon engagement pour cette belle cause de l’âge. Las, il n’en était rien puisque tous mes proches et amis, nés avant 1948 avaient eux  aussi reçu un courrier personnel strictement identique.

Incrédule, je poursuivai mes investigations et j’allai de surprise en étonnement à découvrir que c’est bien l’ensemble des Bordelais de plus de 65 ans qui ont reçu un courrier timbré leur étant personnellement adressé.

Ce qui fait un total appréciable de 11 122 courriers. Je me suis tout d’abord réjouie qu’un nombre aussi élevé des ressortissants de mon Ministère habitent notre belle ville et soient en bons citoyens inscrits sur les listes électorales; pour autant, j’en suis venue peu après à regretter que notre pays n’ait plus la chance d’avoir un Ministre des postes : celui-ci se serait réjoui de l’apport substantiel et répété du Maire de Bordeaux à son budget.

 

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