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Réserve parlementaire, dès février 2012, Michèle DELAUNAY proposait sa réforme !

En Février 2012, Michèle DELAUNAY a déposé à l’Assemblée Nationale une résolution pour la moralisation de la réserve parlementaire : réduction des montants, égalité entre les députés (la majorité d’alors recevait des montants beaucoup supérieurs à ceux de l’opposition dont elle faisait partie), publication des bénéficiaires et des projets financés.

Cette idée a fait son chemin et c’est aujourd’hui une suppression radicale de cette réserve qui va arriver au Parlement.

Un seul problème, cela va mettre en difficultés des associations très utiles comme la Banque Alimentaire ou les Resto du Coeur qui ont reçu des financements importants en particulier des députés de gauche.

Elle rappelle que l’usage de ma réserve a été chaque année publiée de manière détaillée sur mon blog.

Logement, quand tu nous coûtes

Le logement est un sujet crucial à Bordeaux et qui ne fait qu’empirer. C’est aussi un sujet national et bien des Métropoles connaissent un très fort enchérissement des possibilités d’achat et de location de leurs habitants à proximité des lieux où ils travaillent.
Je suis, pour ma part, stupéfaite que le Gouvernement mis en place par Emmanuel Macron n’ait pas attribué un ministère plein à cette question qui fait partie des fondamentaux de la vie réelle. Le logement est notre place sur la Terre comme l’emploi et le travail sont notre place dans la société. C’est un facteur d’identité et d’aide à vivre que nous devons tous porter.

Dans les propositions de mon programme législatif, l’une me parait essentielle et elle est pourtant difficile à réaliser. C’et pourquoi, j’ai avec honnêteté, annoncé que je « travaillerais » à la mettre en place. Il s’agit du bouclier locatif instituant comme règle que le loyer ne puisse pas engloutir plus de 30% du revenu. Nous parlons bien sûr des petits ou moyens revenus qui, pour des pourcentages supérieurs, sont mis à mal par la cherté du logement.

Des solutions sont possibles. Elles sont doubles. La première est de permettre à un propriétaire d’adapter le montant de son loyer aux revenus de ses locataires.Ainsi, si le prix du marché dans le quartier concerné est trop important pour cette adaptation, le propriétaire reçoit la différence sous forme d’un crédit d’impôt. Ceci est la clé de l’absence de ghettoïsation des quartiers les plus côtés. Cette seule raison justifierait de le mettre en place à Bordeaux car notre ville se sépare chaque jour davantage selon les classes sociales.

La deuxième possibilité existe déjà. Ce sont les aides au logement pour les revenus les plus faibles. On peut concevoir d’ailleurs de coupler ces mesures.

Ces dispositifs existent déjà dans les pays du Nord de l’Europe et fonctionnent bien. Il faut savoir innover.

Je ne cache pas qu’il y a bien sûr des conditions. Si une personne à faible salaire voulait louer une aile du Château de Versailles, il ne s’agirait pas bien sûr de mettre en place ce dispositif. Il faut définir des fourchettes de prix et d’aides où ces mécanismes seraient validés et correspondraient à des objectifs de justice sociale.

Nous devons aller de l’avant. Le renouvellement, ce ne sont pas des nouveaux visages mais ce sont de nouvelles pratiques.

L’inexcusable erreur

C’est avec une totale incompréhension et un très grand regret que je constate aujourd’hui la disparition du Ministère des « Personnes Agées et de l’Autonomie ».

Ce ministère eût mérité pour le moins de rejoindre le sort de celui des personnes handicapées comme ministère transversal auprès du Premier Ministre, ce qui fut toujours ma demande.

J’ai soutenu également, lors de ma période ministérielle, auprès d’Emmanuel Macron lui-même à l’occasion d’un long entretien, de faire évoluer le nom de ce ministère vers celui de Ministère de la Transition démographique, en symétrie avec la transition énergétique. Le nouveau Président, alors Conseiller, avait paru y être sensible. Le sujet est au moins aussi important, à la fois dans les chiffres (30 % de Français de plus de 60 ans et une espérance de vie à la retraite de 30 ans) et dans le caractère profondément humain et intergénérationnel de cette transition.

Cette erreur doit être réparée. Ce sont aujourd’hui près de 15 millions de Français qui se trouvent sans représentation, sans porte-parole, sans référence,  pour faire évoluer notre société au regard du beau défi de la longévité et de toutes les questions qu’elle pose : santé, retraites, fiscalité, logement, familles, économie, grand-âge…

Les ex « baby-boomers » qui entrent aujourd’hui dans le champ de l’âge, dessinent aujourd’hui un spectaculaire dos d’âne dans les courbes démographiques et accusent toutes les questions précédemment soulevées.

Qui, dans ce Gouvernement, y apportera les réponses que tous les pays européens et au-delà se posent simultanément à nous ?

(Communiqué de presse après la nomination du Gouvernement Philippe)

 

L’Alliance contre le tabac se réjouit de la nomination d’Agnès BUZYN au Ministère de la Santé

L’Alliance contre le tabac et sa présidente Michèle DELAUNAY se réjouissent de la nomination de Mme Agnès BUZYN au poste de Ministre de la Santé.

Cette femme médecin, éminente, a donné toute la mesure de son humanisme et de son engagement pour la santé publique à la tête de l’Institut National du Cancer (INCa) puis de la Haute Autorité de Santé (HAS).

A tout moment, elle a été un partenaire remarquable de la lutte contre le tabagisme, en particulier dans l’élaboration du dernier Plan Cancer mais aussi dans l’accompagnement de l’Alliance pour la mobilisation de l’ensemble des professionnels de santé contre le tabac. Elle est l’une des premières signataires de l’Appel de ces professionnels initié par l’Alliance.

L’Alliance salue cette nomination et sait pouvoir compter sur l’engagement de la nouvelle Ministre pour poursuivre son action. Elle lui présente ses félicitations les plus vives et ses vœux dans sa nouvelle fonction.

 

Michèle DELAUNAY

Présidente de l’Alliance contre le tabac